Entre Rome et Alexandrie : le monnayage d’Antonin le Pieux, idéologie du règne et adaptations locales

par Roxane Gauthier-Dussart (Gauthier)

Projet de thèse en Histoire et histoire de l'art

Sous la direction de Martin Galinier et de Christian Rudolf Raschle.

Thèses en préparation à Perpignan en cotutelle avec l'Université de Montréal , dans le cadre de École Doctorale INTER-MED (Perpignan) depuis le 06-12-2011 .


  • Résumé

    L’optique proposée ici vise à renouveler la connaissance de l’empereur Antonin le Pieux en observant son règne depuis la «périphérie» de l’Empire, plus exactement d’Alexandrie, métropole orientale dont le monnayage est sous contrôle du préfet d’Égypte mais a su conserver ses originalités, à la fois grecques et égyptiennes.L’étude s’appuiera sur les monnaies d’Alexandrie du Musée Puig (Perpignan) et sur la collection du Cabinet des Médailles (Paris) dans une optique de publication. Le but sera donc de réaliser un catalogue complet de ces monnaies.La méthode consistera aussi à dater et étudier les monnaies alexandrines et à les comparer avec les grandes collections déjà publiées (Roman Provincial Coinage, Geissen, Dattari…), afin de créer une typologie complète concernant Alexandrie. Ce monnayage sera ensuite analysé de manière croisée :- en lui-même, afin d’identifier les originalités de cet atelier ;- en le comparant au monnayage romain d’Antonin (une typologie sera là aussi en utilisée dans la mesure où cela servira d’appui pour l’étude) ;- en le replaçant dans l’ensemble des documents du règne, afin de restituer le contexte historique et idéologique des monnaies d’Alexandrie.Ce travail de thèse, placé dans la lignée des travaux de S. Bakhoum, sera l’occasion de traiter le thème de la transmission et de l’adaptation de thèmes romains dans un contexte culturel différent (l’Égypte gréco-romaine du second siècle de notre ère) ; il sera centré sur les phénomènes de «traductions» iconographiques, permettant le transfert et le contrôle d’un discours impérial romain auprès de populations aux traditions culturelles fortes (langue grecque ou égyptienne, religion syncrétique gréco-égyptienne, etc.) : c’est le «bilinguisme» de cette production qui sera ainsi évalué, le «texte» étudié étant ici un corpus numismatique comportant écriture et image, au carrefour de trois cultures : grecque, romaine et égyptienne.


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