A corpus‐based description of Kakabe, a Western Mande language : prosody in grammar

par Alexandra Vydrina

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Martine Vanhove et de Dimitry Idiatov.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) , en partenariat avec Institut national des langues et civilisations orientales (Paris) (établissement de préparation) depuis le 01-10-2011 .

  • Titre traduit

    Une description du kakabe, une langue madée occidentale basée sur un corpus : la prosodie dans la grammaire


  • Résumé

    Cette thèse fournit une description du kakabé, une langue mandée parlée en Guinée, basée sur un corpus et avec un focus sur le système phonologique. Elle contient une brève esquisse grammaticale et deux parties qui portent sur l'analyse phonologique : la phonologie segmentale et la phonologie suprasegmentale. Les processus concernant les segments phonologiques peuvent être conditionnés par des contraintes métriques, par l'interdiction du hiatus, par le découpage de l’énoncé en phrases prosodiques et par le contexte morphologique. Le kakabé applique diverses stratégies d'adaptation des emprunts (principalement, du poular et du français), telles que l'épenthèse vocalique, la simplification d’agglomérations consonantiques. Le kakabé est une langue à ton (H vs. L), avec downdrift, relèvement du ton H, un ton flottant L, et un certain nombre de processus tonals, tels que l'insertion du ton H, la propagation du ton, l'aplatissement du contour HLH. En conséquence, la distance entre les tons lexicaux sous‐jacents et leur réalisation de surface peut être assez importante. Chacun des processus tonals est appliqué dans une unité prosodique particulière. Par conséquent, les processus tonals participent au découpage du discours en unités prosodiques. Le kakabé comporte des tons de frontière qui servent à signaler la force illocutoire de l'énoncé. Les tons lexicaux et les tons de frontière coexistent avec des opérations intonatives sur la courbe F0. Les appendices comprennent un dictionnaire kakabé-français, composé de 3400 entrées, et le corpus de 12 heures de textes en kakabé, transcrits, glosés, traduits et accompagnés des fichiers vidéos et audios.


  • Résumé

    This thesis provides a corpus‐based description of Kakabe, a Mande language spoken in Guinea, with a focus on phonology. It consists of a short grammatical sketch and two parts dedicated to the analysis of the segmental and the suprasegmental phonology. Segmental phonological processes can be conditioned by metrical constraints, the ban on hiatus, prosodic phrasing and morphological context. Vowel deletion and vowel assimilation which serve to resolve hiatus, apply clause‐internally, as well as across clause boundaries. I also describe various strategies of loanword adaptation used in Kakabe, such as vowel epenthesis and consonant cluster simplification. Kakabe is a terraced‐level tone language (H vs. L), featuring downdrift, downstep, H raising, floating L, and a number of tonal processes, such as OCP style H‐insertion between two L domains, tone spread and leveling of HLH contour. As a result, the distance between the underlying lexical tones and their surface realization can be rather important. Each tonal process is applied within one particular prosodic unit. Therefore, tonal processes participate in phrasing the speech into prosodic units. Kakabe uses a number of boundary tones to signal illocutionary force of the utterance. Lexical tones and boundary tones coexists with intonational operations on the F0 curve. Intonational tone raising is associated with the H% and HL% boundary tones. Apart from that, it affects polarity items, the universal quantifier, and other pragmatically prominent lexemes, such as ideophones and intensifiers. The appendices include a Kakabe‐French dictionary, comprising 3400 entries, and an oral corpus of 12 hours of various genres, transcribed, glossed and time‐aligned with audio and video.