Se dire agricultrice en Bretagne : une pluralité d'engagement

par Clémentine Comer

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Érik Neveu.

Thèses en préparation à Rennes 1 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme, des organisations et de la société (Rennes) depuis le 12-10-2011 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse a pour objet d’interroger le répertoire et la diversité des formes et des registres d’engagements des agricultrices pour défendre leur métier. En privilégiant la variable de l'engagement comme signe fort d'une certaine auto-désignation professionnelle, l'optique de cette recherche sera de reprendre la question des agricultrices où elle a été laissée dans les années 1980 pour la ré-analyser à la faveur des évolutions juridiques, sociales, et professionnelles qui ont travaillé les mondes agricoles. Il s'agit donc, à présent, d'aller au-delà de la seule appréhension du travail des agricultrices comme articulation entre la famille et l'entreprise, pour comprendre en quoi les relations professionnelles sont des relations de type familial entre genre et générations. Le présent projet cherche par conséquent à analyser en quoi les mobilisations professionnelles des agricultrices ont conduit et conduisent à orienter une certaine image de l'agricultrice et en quoi les revendications de ces femmes sont le réceptacle d'évolutions structurelles et organisationnelles de la profession agricole elle-même. Ancrée dans les évolutions socio-économiques du modèle agricole breton, cette recherche entend saisir la manière dont ces évolutions ont redéfini la place et le rôle des agricultrices dans les collectifs de travail. Il s'agit d'éclairer les positions professionnelle et sociale des agricultrices bretonnes en les replaçant au cœur du tiraillement entre rapport familial d'exploitation et individualisation de la profession ainsi qu'au centre de l'éclatement des identités professionnelles et des appartenances politiques en agriculture. L'objectif est ainsi de mettre au jour les interstices laissés entrouverts par les rapports de domination de classe et de genre pour que les agricultrices inventent individuellement et collectivement leur place en agriculture.


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