Intellectuels et élites politiques : facteurs entropiques de la crise yougoslave : archives du Quai d'Orsay et témoignages sur un processus de longue durée (1966 - 1991)

par Andrès Felipe Hernandez Gonzalez

Projet de thèse en Histoire et Civilisations


Sous la direction de Paolo Odorico et de Jelena Dordevic.

Thèses en préparation à Paris, EHESS en cotutelle avec l'Univerzitet u Beogradu , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 15-12-2009 .


  • Résumé

    Après 1966, l’inefficacité du système économique, politique et idéologique de la Fédération yougoslave amène la population à vivre une profonde crise morale, visible dans l’effondrement des idéaux titistes et dans l’incapacité des élites politiques à reconnaître leur échec dans la gestion de la société. Les dirigeants du système autogestionnaire ont toujours cru que les différents peuples qui composaient le pays pouvaient vivre en harmonie grâce à l’unité idéologique et au Parti. Pourtant, ces deux éléments sont plongés dans une crise profonde après la mort de Tito. À partir de 1980, les élites politiques et l’intelligentsia yougoslave jouent un rôle fondamental dans le processus de décomposition du pays, qui s’accélère avec l’explosion des conflits nationalistes, la disparition de la guerre froide et l’instauration de la nouvelle ère globale.

  • Titre traduit

    Intellectuals and political elites : entropy models of yugoslav crises : quai d'Orsay archive and witness statement on a long-term process


  • Résumé

    After 1966, the inefficiency of the economic, political and ideological system of the Yugoslav Federation brought the population to a deep moral crisis. This is visible in the collapse of the Tito’s ideals and in the inability of the political elites to recognize their failure in the management of the society. The leaders of the self-management system had always believed that the various people who made up the country could live in harmony thanks to ideological unity and Communist Party. However, these two elements were plunged into a deep crisis after the death of Tito. Beginning in 1980, the political elites and the Yugoslav intelligentsia played a fundamental role in the country’s decomposition process, which accelerated with the explosion of nationalist conflicts, the disappearance of the Cold War and the establishment of the new global era.