En quête d'une société idéale : la dialectique de l'utopie et de la dystopie dans Travail d'Emile Zola et La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq

par Hemlata Giri Loussier

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Alain Pagès et de Kusum Aggarwal.

Thèses en préparation à Paris 3 en cotutelle avec l'University of Delhi , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre de Recherches sur les Poétiques du XIXe siècle (Paris) (equipe de recherche) depuis le 20-01-2009 .


  • Résumé

    Cette recherche sur deux romans d'Emile Zola et Michel Houellebecq est conduite dans une perspective comparatiste, en raison des préoccupations communes qui animent les deux écrivains. Les deux romans traitent en des termes diamétralement opposés de l'utopie et de la dystopie, mais l’intérêt pour la science constitue un point de convergence. Au XIXe siècle la science et la technologie ont fait d'énormes progrès. La Troisième République a réaffirmé les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité qui a inspiré les idéaux de la Révolution française ; l’État et la religion ont été séparés en 1905. Mais peu après, à la suite des deux guerres mondiales, le rêve d'établir un monde utopique s’est effondré. Par la suite,le concept utopique a été déformé, et on l’a défini en termes libéraux comme un résultat de la croissance économique. Cent ans après,Houellebecq dénonce l'existence de ce monde utopique rêvé. Pour Houellebecq, le libéralisme est devenu synonyme de violence, d'inégalité et de débauche. Emile Zola et Michel Houellebecq examinent différemment le rôle de la science dans le développement social. Zola, déçu par le rôle de la religion, croit en la réalisation d'un monde meilleur fondé sur le progrès scientifique et technologique. En revanche, Houellebecq s’oppose à l'idée de progrès par la science dans laquelle il voit une forme de destruction de l'humanité. En travaillant sur Travail de Zola et La possibilité d'une île de Houellebecq, nous avons choisi une approche originale qui consiste à analyser la notion du roman utopique/dystopique ainsi que la place de l'utopie et dystopie dans la fiction chez les deux auteurs.

  • Titre traduit

    In search of an ideal society : the conflict between Utopia/Dystopia through the novels Travail (1901) by Emile Zola and The Possibility of an Island (2005) by Michel Houellebecq.


  • Résumé

    This doctoral research on the works of Emile Zola and Michel Houellebecq is constituted in a comparative perspective because they share common concerns. While both novels deal with diagonally opposite terms of utopia and dystopia, science remains the common link. In the nineteenth century science and technology made huge progress. The rise of the Third Republic reaffirmed the values of liberty, equality, fraternity that inspired the ideals of the French Revolution; also State and religion were separated in 1905. But soon after, with two World Wars the dream of establishing utopia fell apart. Thereafter, the utopian concept was distorted per convenience and it came to be defined in liberal terms as an outcome of the rise of market economy. Hundred years after, Houellebecq denounces the existence of utopian world. For Houellebecq, liberalism has become a synonym of violence, inequality and debauch. Emile Zola and Michel Houellebecq look differently at the role of science in social development. On one hand, Zola disillusioned by the role of religion, believed in the achievement of a better world based on scientific and technological progress. In contrast, Houellebecq opposes the idea of progress through science and advocates it as a mean of destruction of the humanity. In quest to work on the novels Travail of Zola and The possibility of an island of Houellebecq, we’ve selected an original approach that will analyze the poetics of the notion of utopian/dystopian novel and the question of utopia and dystopia in the selected works of both authors.