Specificites musicales de la pratique du mix dans la musique electronique populaire.

par Joan Aguila Chanfreau

Projet de thèse en Musique et musicologie

Sous la direction de Marc Chemillier et de Christophe Pirenne.

Thèses en préparation à Paris, EHESS en cotutelle avec l'Université de Liège , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 28-11-2010 .


  • Résumé

    Dans une époque où la croisée des arts est devenue l'une des préoccupations majeures de la production artistique contemporaine et où le matériel multimédia a rendu possible la continuité entre différents supports (papier, vidéo, fichiers son, vinyles, cd), il semble pertinent d'étudier la manière dont certains musiciens de musique électronique populaire expérimentale effectuent un passage entre des modes d'expression artistiques que l'on considérait jusqu'ici comme séparés. il semble pour cela pertinent de revenir sur les enjeux liés à la pratique du mix - ce terme étant compris comme une opération de manipulation de la matière musicale par la réutilisation d'enregistrements sonores préexistants. cette facilité à 'couper', 'superposer' ou bien 'jouer' sur (avec) des platines (pour le seul cas des dj) à partir d'un même matériau, recyclable à l'infini, se trouve intimement liée au développement technologique et tout particulièrement à celui de l'enregistrement. ce travail est l'occasion d'approfondir les recherches menées sur le concept de mix, tel qu'il est utilisé chez erikm et d'autres musiciens 'platinistes' appartenant à la scène de l'électronique populaire expérimentale, depuis le début des années 1990. sont associés à ce courant des musiciens comme christian marclay, fennesz, ou encore erikm. le travail de doctorat consistera à expliciter comment, chez un certain nombre d'artistes (en prenant erikm comme point de départ), la notion de mix dépasse la simple manipulation des matériaux musicaux et accède à une véritable forme de pensée musicale.


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