Évolution de l'imaginaire et laïcisation du conte (la mort des contes de fées ?) de 1737 à 1756

par Aurelie Basso (Zygel)

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Michel Delon.

Thèses en préparation à Paris 4 depuis le 20-07-2005 .


  • Résumé

    Dans les années 1740 et 1750, des auteurs de contes de fées cherchent à suivre la trace d'un âge d'or (les années 1700) pourtant dénoncé au même moment comme caduc. cette production appartient à la << troisième vague >> du conte de fées et va de mademoiselle de lubert à madame leprince de beaumont. parmi les textes, certains sont absents du cabinet des fées : on y trouve un traitement nouveau du genre, qui prend ses distances avec l'univers symbolique fort qui prévalait dans les contes du début du siècle. ni parodiques ni encore didactiques, décalés, ces contes sont goûtés du public et souvent oubliés par la suite. 1737 voit paraître tecserion de mademoiselle de lubert, dont la préface affirme la gratuité du plaisir du conte. en 1756, ce sont les contes pédagogiques de madame leprince de beaumont. entre ces bornes, des textes porteurs d'une grande liberté d'écriture et de ces fantasmes parfois terrifiants que l'on pourra retrouver dans le roman des années 1760-1780. personnages et objets sont frappés d'un dysfonctionnement et passent dans un monde où les repères du merveilleux n'ont plus la même puissance qu'autrefois. ce travail de thèse s'attachera à montrer le rôle charnière de ces contes de fées dans la transformation littéraire qui s'annonce, vers d'autres cadres, la gratuité de l'écriture, des codes plus flous pour la fiction, mais aussi un changement du rôle attribué au conte par ses lecteurs contemporains.


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