Les politiques scolaires française et chinoise au défi de l'ethnicite.

par Lijuan Wang

Projet de thèse en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Claude Carpentier.

Thèses en préparation à Amiens depuis le 18-11-2010 .


  • Résumé

    La france, pays caractérisé par l'immigration après la décolonisation , connaît une diversité culturelle que will kymlicka appelle « groupe ethnique ». tandis que la chine est plutôt constituée par l'intégration dans un etat ou un empire « de cultures auparavant autonomes et territorialement délimitées ». pour la distinguer des groupes ethniques, kymlicka propose de définir ce genre de culture comme « minorité nationale». groupes ethniques ou minorités nationales, doivent-ils être appréhendés comme entités substantielles dotés d'histoires indépendantes et étrangères les unes aux autres ou au contraire comme contribuant à une histoire commune ? le débat est d'importance car il nécessite que l'on apporte une réponse à la fois institutionnelle et politique mais aussi théorique à la question de savoir si la rencontre des groupes, des minorités ou des cultures suppose que ces dernières soient les monades sans portes ni fenêtres dont parle leibniz ou si, au contraire, contre toute forme d'essentialisme, elles s'inscrivent dans un processus de 'liquidité' qui fait de la rencontre entre groupes une chance pour chacun et non un obstacle. si l'on admet que les deux modèles suggérés illustrent assez bien les postures adoptées par la france d'une part, par la chine d'autre part, il convient d'en examiner les implications lorsque l'on se penche sur le rôle joué par la politique scolaire dans la gestion de la cohésion sociale garantie par une culture commune minimale susceptible d'assurer les conditions du vivre-ensemble. nous nous proposons de porter notre regard plus spécifiquement dans la province du sichuan sur les yi et les tibétains, deux populations qui semblent illustrer cette distinction.


  • Pas de résumé disponible.