Les pratiques de l'écriture dans l'oeuvre de Bernard Réquichot

par Claire Patonnier (Viallat)

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Eric Michaud.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 30-10-2010 .


  • Résumé

    Il s'agit d'étudier un processus artistique dans son histoire – celui dont témoigne le travail de Bernard Réquichot abordé dans sa globalité c'est-à-dire littéraire et artistique de façon à redonner aux écrits, jusque là peu analysés, leur place dans le contexte du développement de l’œuvre. Ce processus s’exprime d’abord parallèlement dans la pratique de l’écriture et dans la pratique artistique et se caractérise par la permanence de formes (circulaires et spiralées) et de procédures (répétitions, variations, fragmentation). Puis les territoires se confrontent en se chevauchant : dessins dans les marges des poèmes et textes dans l’espace plastique. Les formes (signe écrit et signe visuel) restent dissociées mais coexistent sur un même support, entrainant une « activation » de cette zone de rencontre. Enfin cette zone particulière une fois « activée », devient le lieu d’une morphogénèse liant les deux pratiques dans une solution de continuité. Ecritures et spirales sont accrochées et procèdent l’une de l’autre. Quand l’écriture se défait, la forme se fait, quand la forme se défait, l’écriture se fait. L’équivalence des solutions proposées par l’artiste dans l’une et l’autre des deux pratiques, de même que la recherche de solutions de continuité, permettent le passage progressif de deux ordres contigus à un ordre mixte. Un mouvement général se dessine qui va de la forme vers l’informe, du lisible vers l’illisible, du nommé vers l’innommé, précipitant ce qui a été déterminé vers un état de matière moins déterminé voire indéterminé (poésie phonétique, découpages, collages, reliquaires). Ce dé-faire n’a pour finalité qu’un désir de retour à l’origine. Pour Réquichot « Au commencement était l’oubli Ainsi était le commencement, Le commencement était la fin, L’alpha était dans l’omega » », Cette coexistence de la fin et de l’origine réengage l’œuvre dans un nouveau cycle, confirmant le déploiement spiralé présent à différents niveaux.


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