Le rapport entre fiction et réalité dans l'oeuvre de Tomás Eloy Martinez ou le pouvoir des mots dans les rapports de force

par Lucie Valverde

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Erich Fisbach.

Thèses en préparation à Angers , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Cultures, Echanges (SCE) (Angers) depuis le 14-10-2008 .


  • Résumé

    L’objectif des travaux présentés est de démontrer comment Tomás Eloy Martínez (journaliste et romancier argentin) procède dans son œuvre à une réécriture de l’Histoire argentine à laquelle viennent s’unir d’autres processus de réécriture attestant du pouvoir de manipulation de la parole —manipulation de l’Histoire collective, manipulation de l’Autre, de son histoire propre et de son identité, et ce jusque dans sa réalité corporelle—. Ainsi s’efface progressivement la limite entre fiction et réalité, et la toute-puissance du langage dans ce qu’il suppose de domination de l’Autre trouve son expression dans ce « duel de versions narratives » entre fiction et Histoire. L’auteur crée ainsi des réalités alternatives, fondées notamment sur la subjectivité de la perception que peuvent avoir ses personnages du monde qui les entoure. Le langage est donc outil de pouvoir, mais les rapports de force à l’œuvre dans les écrits de Martínez montrent également que l’objet de ce même pouvoir est bien souvent le corps des personnages, victimes d’un certain nombre de bourreaux qui les maltraitent dans le but de les dominer ou de les annihiler.


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