Le nationaliste valencien du début du xxième siècle.

par Pepita Guillem (Villanueva)

Projet de thèse en Études hispaniques

Sous la direction de Marie-Claude Chaput.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 18-12-2009 .


  • Résumé

    Il s'agit de faire une réflexion sur le nationalisme valencien de notre époque, en partant d'abord d'un regard rétrospectif jusqu'à nos jours, pour essayer d'évaluer, outre sa trajectoire historique, surtout sa trajectoire politique, et pour essayer de saisir les ressorts qui lui donnent ou lui ôtent davantage de force, notamment la question importante de la langue qui suppose sous certains aspects un véritable conflit d'identité puisqu'un secteur important et cultivé soutien la parenté directe de la langue catalane, alors que d'autres personnalités, également de prestige, et une grande partie de la population rurale, ne voient pas d'un bon œil cette paternité, qui mettrait en difficulté la culture valencienne au profit de la catalane. en effet, celle-ci englobe sous sa dénomination (littérature catalane) toutes les grandes œuvres de la littératures valencienne comme celle, par exemple, très célèbre de joanot martorell (valencien de gandia): tirant lo blanch. cette circonstance particulière et propre de valence à affaibli le nationalisme valencien dans sa genèse même, et a entrainé une situation incommode ; en effet au front traditionnel d'opposition à madrid (culture castillane) , s'est développé également un front d'opposition à barcelone (culture catalane). néanmoins, même si le nationalisme valencien est resté peu présent dans le parlement valencien, le retour de la démocratie lui a donné davantage de force culturelle, et surtout une grande présence dans le monde universitaire. il convient d'examiner toutes les conséquences que cela a signifié pour cette région, car ceci va nous renvoyer immanquablement à une analyse plus générale sur les avantages et les limitations du nationalisme politique. valence peut servir de laboratoire national pour juger à quel point le sentiment nationaliste est devenu un des axes principaux de la politique espagnole. outre la décentralisation qu'il a propicié, il a multiplié les administrations et il continue de déplacer des sommes considérables d'argent (exemple: l'estatut catalan). il s'est déchainée une véritable concurrence entre les différents autonomies espagnoles, notamment la basque et la catalane; la différenciation culturelle a finalement sa traduction en argent, car en avantages fiscaux ou autre (voire l'accord basque. mais nationalisme ne signifie pas forcément davantage de démocratisation de la vie publique. il convient alors de se poser la question, à savoir si le nationalisme a apporté plus de démocratisation à la vie publique de valence? et par contrecoup s'il est en train de signifier davantage de démocratie pour l'espagne?


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