Mythologies, fictions, modèles : le récit du politique

par Daphne Vignon

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Jacques Gilbert.

Thèses en préparation à Nantes , dans le cadre de Sociétés, Cultures, Echanges (Nantes) depuis le 26-01-2010 .


  • Résumé

    Postérieure à la communauté qu'elle prétend diriger, s'inspirant des sociétés autant qu'elle les influence, à la confluence de la liberté et de la préservation, du droit et de la coercition, la politique est dès son origine – la citée grecque – considérée comme un art. technique subtile qui emprunte à l'idéal pour se confronter à la multiplicité changeante du réel, elle s'exerce selon un double mouvement par lequel elle s'inspire des modèles tout autant qu'elle en façonne. quel est cet art de gouverner ? comment définit-il et organise-t-il son espace et son temps –ceux-là même qui deviendront publics, qui dessineront en creux les limites privées et qui traceront de facto les bornes socialement acceptables ? dans cette tension permanente d'enjeux contradictoires et interdépendants, l'art emprunte à l'art et puise ses modèles aux sources d'autres expressions, d'autres révélateurs. l'art politique fait ainsi œuvre, de parades en coulisses, organisant le champ de son action et de sa reconnaissance. il se construit un corps spécifique, empruntant largement aux métaphores et plus encore aux symboles. quand la montée des questions identitaires portent au devant de la pensée le soupçon d'un ‘repli' ou le souci d'une ‘préservation' de cultures plus ou moins diffuses ou légitimes et quand les réseaux d'appartenance paraissent se multiplier face à des frontières en mouvement, il semble plus que jamais fondé d'interroger l'art politique, comme les moyens, largement empruntés à l'esthétique, dont il use. ce cheminement invite à retrouver les mythologies du pouvoir, mécanismes par lesquels se construit le récit de sa légitimité, puis à articuler sur ce récit les stratégies politiques pour circonscrire les lieux de leur visibilité et de leur invisibilité et les temps de leur évolution –si ce n'est de leur progrès. au cœur de cet espace de dévoilement, les visages et les masques qu'emprunte l'autorité dessinent les modèles des corps publics et sociaux. et indiquent tout autant les zones laissées dans l'ombre, marges où le bruit anarchique et contestataire recèle souvent la promesse des harmonies futures.


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