Machiavel, la politique et l'expérience de la limite

par Konstantinos Tsalakos

Projet de thèse en Philosophie politique et juridique

Sous la direction de Martine Leibovici.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 01-09-2010 .


  • Résumé

    L'hypothèse de notre projet concerne la question des limites de la politique et de leur déplacement au centre d'une nouvelle pensée de la politique. la philosophie politique est traditionnellement présentée comme le domaine de l'énonciation de propositions sur le bon régime, conçue comme positivité. pourtant, on ne peut parler de l'ordre sans le différencier de son opposé. toute théorie qui parle de l'instauration d'un ordre doit nécessairement évoquer l'arrière-plan sur lequel l'ordre doit s'appuyer : le désordre. notre thèse est que la philosophie politique met en œuvre des opérations métaphoriques/allégoriques, lorsqu'elle cherche à s'approcher de la limite du désordre. les trois opérations principales de ce type, qu'on vise à examiner sont le théâtre (chez platon), la guerre (chez hobbes) et le temps (dans la tradition de l'humanisme civique). ces notions symbolisent une expropriation, une absence de fondement, un désordre qui doit s'abolir pour que la communauté se constitue. peut-on déplacer les limites de la politique au centre d'une nouvelle pensée de la politique ? peut-on avancer l'hypothèse d'un paradigme théâtral (contre platon), conflictuel (contre hobbes) et contingent (contre les humanistes civiques) de la politique à partir de l'œuvre de machiavel? selon lui, la division du corps politique est constitutive du domaine même du politique. cette thèse conduit a la proposition d'une théâtralisation nécessaire de l'activité politique comme réponse toujours fragile à cette division. finalement, la question de la fortuna fait signe vers une contingence irréductible qui résiste non seulement à notre action, mais à toute compréhension. quelles implications tirer à partir d'un tel paradigme pour notre conception de la politique, de la démocratie et de la communauté ? peut-on encore parler du commun en l'identifiant au propre d'une possession ou est-ce qu'on doit en revanche le relier à une expropriation originaire et constitutive


  • Pas de résumé disponible.