Le corps dans la pensée et l'imaginaire de françois de la mothe le vayer (1588-1672).

par Guillaume Tomasini

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Patrick Dandrey.

Thèses en préparation à Paris 4 depuis le 06-12-2010 .


  • Résumé

    A la croisée du libertinage et du scepticisme, de l'anthropologie et du discours médical, de la nature et de la culture, la question du corps tient une place prépondérante dans la pensée et dans l'imaginaire de françois de la mothe le vayer (1588-1672). pour faire pièce à l'insupportable prétention dogmatisante du discours médical, qui se veut exempt de toute erreur, l'auteur n'hésite pas à faire un usage sceptique du corps où vient s'inscrire l'irréductible et insondable diversité de la nature. a la suite d'aristote et de pline l'ancien, il s'intéresse de près aux bizarreries anatomiques et aux cas avérés de situs inversus, ces 'jeux de nature' qui fascinent les médecins et remettent en question les fondements de 'l'école galénique'. mais les pratiques culturelles du corps nourrissent aussi en profondeur la réflexion de la mothe le vayer, qu'il s'agisse du tabou de l'anthropophagie, du végétarisme, de l'inceste, de la polygamie, de la nudité, etc. en définitive, l'ethnographie sceptique qu'il élabore dans son œuvre porte la trace du rapport tensionnel qui existe entre la culture et la nature. le rapport au corps se modifie nécessairement sous l'action d'une philosophie qui se veut matérialiste ou qui, du moins, milite pour une réhabilitation du physique sur le spirituel. on peut se demander si, avec le libertinage, ce n'est pas une conception nouvelle de l'intégrité corporelle qui émerge, la naissance du sujet passant par la promotion du corps.


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