La satire sublimée : boileau dans la république des lettres

par Léo Stambul

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Sophie Houdard.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Formes et idées de la Renaissance aux Lumières (Paris) (equipe de recherche) depuis le 12-07-2011 .


  • Résumé

    La publication des Satires de Boileau en 1666 signe l'entrée du poète dans la carrière des lettres et offre immédiatement une retentissante querelle littéraire. A l'instar de la querelle des lettres de Balzac ou de celle du Cid, la querelle des Satires tourne rapidement autour des prétentions du jeune auteur à prendre le contrôle du Parnasse. L'autonomisation du champ littéraire à l'époque ouvre en effet la voie aux velléités tyranniques de certains auteurs qui tentent de recomposer cet espace sauvage à leur avantage. Les Satires de Boileau, qui signent pourtant le retour de ce genre longtemps décrié dans les bornes de la littérature mondaine, deviennent paradoxalement le lieu privilégié de l'expression d'un despotisme violent, notamment par la pratique de la nomination des cibles. Malgré les critiques et grâce à la promotion d'un public nouveau où prime le bon goût, le satirique finit par devenir le fameux ‘Régent du Parnasse’. Toute la question est donc de savoir comment ce poète est parvenu, de son vivant, et avant même l'édification posthume de sa légende, au sommet de la république des lettres. L’étude de ce coup d’état, qui nous renvoie à l’éclipse manifeste que subit actuellement cet auteur, permet de reprendre toutes la production de Boileau et de la confronter à ses détracteurs successifs. Sa participation aux débats esthétiques cruciaux de son époque (de la querelle des Anciens et des Modernes à la question du sublime, et de l’héroïcomique), permet de poser les jalons théoriques de cette lente et sûre mainmise sur la république des lettres, dont notre langue, notre littérature et notre enseignement sont encore, même dans le déni, largement tributaires.


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