Etude psychopathologique des conduites suicidaires chez les patients parkinsoniens apres stimulation cerebrale profonde des noyaux subthalamiques

par Anne Sauvaget

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Pascal-Henri Keller et de Jean-Louis Senon.

Thèses en préparation à Poitiers depuis le 26-10-2010 .


  • Résumé

    La maladie de parkinson est une maladie neurodégénérative caractérisée par des symptômes moteurs et non moteurs. la stimulation cérébrale profonde consiste à stimuler les zones cérébrales dont le fonctionnement est altéré dans la maladie de parkinson. elle permet d'améliorer considérablement les symptômes moteurs des patients. cependant, des conduites suicidaires ont été rapportées dans les suites d'intervention. les patients espèrent souvent une amélioration 'miraculeuse', se projetant dans un avenir qui les ramènerait dans un passé idéalisé où ils 'n'étaient pas encore malades'. l'écart est souvent grand entre le résultat 'attendu' et la réalité, qui peut entraîner alors beaucoup de déception. cet écart met en jeu des représentations psychiques plus ou moins conscientes : la crainte 'd'avoir du matériel implanté dans le cerveau', 'de ne plus pouvoir se contrôler', et 'd'être contrôlé', 'de changer de personnalité'. lorsque l'opération n'apporte pas l'amélioration escomptée, ces représentations resurgissent et se manifestent à travers des angoisses massives et des mécanismes projectifs 'j'ai servi de cobaye', 'en fait, je n'étais pas assez fort'. nous émettons l'hypothèse que les conduites suicidaires pourraient être des passages à l'acte venant exprimer des représentations insupportables (sentiment d'intrusion, deuil impossible d'un état de santé passé, sentiment de perte d'identité). ces représentations psychiques, associées à des éprouvés déstabilisants, sont importantes à repérer avant l'intervention, afin d'être 'parlées', et permettre ainsi un meilleur védu du patient avec du matériel intracérébral.


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