Pratiques mémorielles, communication sociale et construction de la nation au Mali.

par Mariam Sangaré

Projet de thèse en Études africaines

Sous la direction de Elikia M'Bokolo.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de Ecole doctorale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ED 286 depuis le 18-11-2010 .


  • Résumé

    L'agitation contemporaine pour se remémorer le passé est marquée par l'usage des moyens de communication de masse dont nous voulons interroger le rôle dans les organisations sociales. C'est que la médiatisation du fait remémoré intervient dans la lecture du passé, comme du présent, en tant qu'elle participe du faire histoire et qu'elle témoigne de l'événement. L'appel au passé est une dimension privilégiée de la mise en récit par des sociétés soucieuses de produire leur identité nationale. Dans ces espaces nationaux culturellement de plus en plus hétérogènes, les enjeux liés aux choix de mémoire favorisent néanmoins des appropriations de l'histoire produisant des énonciations identitaires minoritaires. Le présent est vécu au Mali contemporain comme chargé de sens historique et pèse sur le faire histoire, en raison du poids des codes et normes traditionnels qui visent à l'humanisation de la société. Ceux-ci consistent à rendre la vie plus facile par la résolution à l'amiable des problèmes les plus graves. La communication traditionnelle est indissociable de cette animation sociale, voire communautaire, d'où le respect de l'intimité et de la liberté de chacun qui facilite les échanges en vue d'élaborer des projets communs. Au sein des institutions sociales, culturelles ou économiques, la communication interne est le moyen par excellence de concrétiser le dialogue interpersonnel et intersectoriel. Plus concrètement, la communication sociale nous semble être l'occasion que la société civile donne à ses diverses composantes de mieux se connaitre, de dialoguer entre elles et, en définitive, de "construire la nation".


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