Analyse de l'évolution de la régulation du marché des crédits à la consommation au Japon d'après-guerre à 2010

par Adrienne Sala

Projet de thèse en Études japonaises

Sous la direction de Pierre-Cyrille Hautcoeur.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de Ecole doctorale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ED 286 depuis le 14-12-2010 .


  • Résumé

    L'absence d'offre de crédit à la consommation est décrite comme étant l'un des facteurs qui a contribué à l'accumulation de l'épargne des ménages japonais, longtemps considérée comme faisant partie des taux les plus élevés des pays de l'OCDE. L'épargne des ménages a ainsi contribué au développement économique du Japon d'après-guerre grâce à la stabilité apportée à l'appareil financier japonais. En effet, le système financier et bancaire, soumis jusqu'en 1973 à une régulation particulièrement rigide, représente l'un des fondements déterminants du "modèle" japonais d'après-guerre. L'épargne des ménages japonais a donc permis de financer les investissements du secteur privé. Ce mécanisme si simplement synthétisé relève pourtant d'une régulation financière et bancaire complexe tournée exclusivement vers le financement des entreprises qui soulève par ailleurs la question de l'influence de la nature institutionnelle japonaise pour mieux en comprendre l'application et les enjeux. Ainsi, il est difficile d'analyser la segmentation du marché bancaire et financier d'après-guerre sans prendre en considération l'existence de différentes autorités administratives au sein du Ministère des Finances (MOF). Chaque institution financière relève d'un organe régulateur indépendant qui explique pourquoi les acteurs du secteur non bancaire n'ont dépendu d'aucune autorité régulatrice jusqu'au milieu des années 90. Ou encore, le manque de transparence caractéristique de la sphère décisionnelle politique japonaise dominée par la collusion des intérêts qui lie la bureaucratie, le gouvernement et le secteur privé peut apporter quelques clés de réponse pour comprendre le développement du secteur non bancaire malgré l'application d'une première régulation en 1983, ainsi que son rôle dans la formation de la bulle immobilière et financière (1987-1991).


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