La Yougoslavie imaginée, Cultures et vie politiques en France au prisme de la "question yougoslave", 1920-1964

par Nicolas Starcevic

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Paul Gradvohl et de Jean El Gammal.

Thèses en préparation à l'Université de Lorraine , dans le cadre de Ecole doctorale Stanislas depuis le 17-02-2011 .


  • Résumé

    La thèse porte sur les interactions entre la « question yougoslave » et la vie et la culture politiques en France. Il s’agit de tenter de voir comment, en s’appuyant sur la Yougoslavie, l’espace politique français – pratiques, acteurs et discours – se révèle au prisme de l’étranger, tout en l’intégrant, même de façon paradoxale en le rejetant, au point de modifier cet espace politique. Il s’agit bien de faire une histoire politique de la France mais en intégrant à cette histoire ce qui se passe au-delà des frontières françaises. La chronologie choisie est centrée sur la période qui va de 1920 à 1964.Elle se justifie par la conclusion du traité de Rapallo entre l’Italie et la Yougoslavie qui règle, au moins en apparence, la question des frontières yougoslaves, ce qui exclut du raisonnement celle du rôle joué par la France dans la création de la Yougoslavie. 1920 est aussi l’année du congrès de Tours qui a vu la scission de la S.F.I.O. et la naissance du Parti communiste français. L’année 1964 rattache aussi cette thèse à l’histoire politique française – dans laquelle les questions d’histoire sociale et culturelle trouvent leur place, notamment à travers la question de l’immigration yougoslave en France – puisque c’est l’année de la mort de Maurice Thorez, dirigeant du Parti communiste français. Cette année peut être envisagée comme une véritable rupture tant en France, qu’en Europe et dans le monde : le syndicat chrétien français, la C.F.T.C. se divise et la C.F.D.T. naît et devient l’un des chantres de l’autogestion, dont la Yougoslavie titiste peut être vue comme un modèle. Le leader communiste italien, Palmiro Togliatti meurt quelques mois après Thorez et Nikita Khrouchtchev est remplacé par Leonid Brejnev. Dans ces quarante ans, la France et la « question yougoslave » se sont rencontrées à diverses reprises. Un thème récurrent a traversé l’histoire de la France au XXe siècle : l’amitié franco-yougoslave. Cette thèse est, en filigrane, l’occasion d’étudier cette fameuse amitié du point de vue des cultures politiques françaises.


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