Le parvenu au xixe siècle : une problématique sociale et littéraire

par Gabriel Sclafer

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Paule Pemmer.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 08-02-2011 .


  • Résumé

    La révolution française aurait, entend-on souvent, aboli les privilèges de classes. pourtant, nous savons qu'elle a été faite par des gens de la haute bourgeoisie, voire des nobles frustrés depuis la fronde d'être pour une grande part relégués progressivement à partir de henri iv au statut de courtisan. il ne leur était pas non plus question, pour une grande partie, de donner in extenso le pouvoir au peuple. l'on voit alors surgir un phénomène pourtant vieux comme le monde : la figure du parvenu. il y en a eus (un exemple : le trimalchion du satyricon de pétrone) mais avec le bouleversement politique, le xixe siècle leur a donné un élan réfréné sous la royauté. n'a-t-on pas parlé des 'parvenus de la révolution' ou, selon le narrateur du nabab, de l'exemple des parvenus qu'est napoléon bonaparte? mais qu'appelle-t-on parvenu (substantif pour la première fois dans le dictionnaire de l'académie française en 1762)? qu'y-a-t-il de commun entre trimalchion et napoléon? la personnalisation du pouvoir ou plutôt, comme on le dit souvent de nos jours, l'amalgame entre le privé et le public. cette critique (car c'en est une) peut très bien s'appliquer à certains rois (tous?) mais la dénonciation de ce phénomène s'accompagne justement d'une libéralisation de la société. la question se pose : parmi les gens de pouvoir (politiques, financiers, riches rentiers etc), quels sont ceux qui sont vraiment honnêtes, intègres et ne subordonnent pas les intérêts publiques aux intérêts personnels? avec la libéralisation insufflée par la révolution s'installe ou se généralise l'ère du soupçon. f. furet l'a écrit : la révolution a fait passé la politique du côté de 'l'opinion', et la littérature, jouant son rôle de contre-pouvoir, participera aussi grandement du phénomène de soupçon. nous étudierons son rôle et son importance dans la dénonciation de ce qu'on peut appeler le phénomène (en le mettant en avant) du 'parvenu'. nous verrons également quelle en est la part de fantasme: tous les gens riches sont-ils réellement des parvenus? sont-ils tous pour le pouvoir en place? nous serons aussi amenés à parler de l'antisémitisme à travers l'amalgame : juifs/banquiers fréquent dans la littérature du xixe.


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