Le français à l'université : : former des étudiants en contexte hétéroglotte : le cas des étudiants du département d'éducation physique et sportive à l'université de Balamand, Liban

par Reina Sleiman

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Jan Goes.

Thèses en préparation à l'Artois , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences de l'Homme et de la Société (N°473) depuis le 13-01-2011 .


  • Résumé

    Après plusieurs années d’enseignement de langue française à l’Université de Balamand, force était de constater que les étudiants qui intègrent chaque année le département d’Éducation physique et sportive (EPS) de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines affichent un profil linguistique faible. Un écart important est observé entre leur compétence linguistique et le niveau requis pour assurer un bon déroulement des études, et la formation en langue qui leur est dispensée par l’Université n’offre que des résultats limités. La présente recherche s’inscrit dans le domaine du Français sur objectif universitaire(FOU). Ce concept plus ou moins récent de la didactique du français langue étrangère (FLE) est défini comme étant une branche du Français sur objectif spécifique (FOS) ; il vise à préparer des étudiants à suivre des études dans des pays francophones. Dans cette thèse, nous nous proposons d’étudier le cas des étudiants d’EPS de l’Université de Balamand. Nous nous y interrogeons sur les apports et les limites du dispositif d’apprentissage du français mis en oeuvre pour les accompagner, et nous y réfléchissons à des possibilités d’amélioration de l’existant pour les aider à réussir leurs projets et études universitaires. Notre travail se décline en quatre axes indissociables et complémentaires. Le premier consiste à étudier de près le profil linguistique des étudiants de l’EPS. Le deuxième, à caractère épistémologique, vise à décortiquer le curriculum et les programmes d’enseignement de langue française conçus par l’Université afin de dévoiler leurs points forts et les failles qui les rendent peu efficients. Le troisième axe s’intéresse à l’analyse des besoins langagiers de notre public à travers une étude descriptive des situations de communication qu’il vit à l’université et du discours propre à son domaine d’étude. Le dernier axe, plutôt praxéologique, propose une reconstruction des programmes d’enseignement par le biais d’un référentiel de compétences qui épouse les spécificités du public ciblé par la recherche et répond à ses besoins fonctionnels.


  • Pas de résumé disponible.