Construction, pratiques et imaginaire du genre aux Philippines

par Jean-Noel Sanchez

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Roland Pfefferkorn.

Thèses en préparation à Strasbourg , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg) depuis le 02-12-2010 .


  • Résumé

    Ce travail consiste en l'étude du système du genre aux philippines pris dans son ensemble, en l'appréhendant à la lumière du processus de construction nationale. dans la mesure où l'histoire des philippines a consisté en la succession imposée de plusieurs modèles sociétaux, austronésien, asiatique, espagnol et nord-américain, dans le cadre d'un archipel comptant plus de 7 000 îles et où sont pratiquées plus d'une centaine de langues, le processus de construction d'une identité nationale du pays est particulièrement complexe. la question du genre, notamment dans le cadre d'une société que l'on peut globalement qualifier de conservatrice, est souvent appréhendée comme un donné de départ, une sorte d'archaïsme initial que le cours de l'histoire amènerait progressivement à remettre en question et à réformer. une telle vision n'est évidemment intenable. pourtant, bien rares sont les travaux qui s'attachent à suivre le processus de construction, déconstruction et reconstruction de ces identités de genre. on aura noté dans le titre la référence explicite à l'imaginaire national de benedict anderson, un des plus fameux théoriciens du processus de construction nationale, mais aussi spécialiste de l'histoire des philippines. puisqu'il est évident que la construction des rapports sociaux de sexe passent par l'établissement de normes effectives mais aussi par le déploiement d'un imaginaire des sexes, il convient assurément de chercher dans quelle mesure le processus de construction nationale et l'imaginaire national lui-même, propose en même temps un imaginaire du genre des sujets nationaux et à travers eux de la nation elle-même.


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