James Bond et les masculinités : exploration de l'intimité culturelle britannique 1953-2006.

par Luc Shankland

Projet de thèse en Études anglophones

Sous la direction de Georges Guilbert.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 02-12-2010 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour objet l'évolution des masculinités britanniques à travers james bond. en constituant l'univers fictionnel de james bond (romans, films, bd, jeux vidéos et produits dérivés) en observatoire des imaginaires anglo-britanniques, nous voulons suivre la carrière idéologique et culturelle de cette icône nationale de 1953 à 2006. partant des origines littéraires de l'agent secret de ian fleming qui voit le jour avec casino royale en 1953 (l'année du couronnement de la reine elizabeth), notre corpus se termine en 2006 avec la « première royale » du film casino royale, dédiée aux héros de guerre britanniques, sous le haut patronage des princes william et harry. notre hypothèse est que james bond a été délibérément conçu par ian fleming pour jouer ce rôle de « saint patron » de la nation au moment où l'élite britannique traversait une crise identitaire sans précédent avec la fin de l'empire et le scandale des agents doubles de cambridge qui devait porter un coup fatal à la légitimité du gentleman en tant que figure emblématique de la nation. mais si les spy thrillers de fleming ont contribué à déconstruire le mythe du gentleman, c'est pour mieux reconstruire un nouvel héros britannique post-impérial. l'historien david cannadine lit les exploits de bond comme une compensation à la perte de l'empire ; notre étude montrera que c'est grâce à cette distance introduite par la fiction que l'agent 007 a pu enquêter sur les traumatismes, et les blessures qui hantent l'inconscient collectif de la nation que l'anthropologue michael herzfeld appelle l'intimité culturelle.


  • Pas de résumé disponible.