Les approches biologiques de la schizophrénie : enjeux historiques, épistémologiques et thérapeutiques

par Romain Schneckenburger

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Claude Debru et de Alain Leplege.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 22-04-2010 .


  • Résumé

    Naturaliser les maladies psychiatriques est un vieux projet de la psychiatrie. c'est d'ailleurs seulement en inscrivant dans le cadre anatomo-pathologique la « découverte », par kraepelin, de la schizophrénie comme démence précoce qu'on peut en comprendre la portée. pourtant, ce projet est encore un échec au début des années 50. la découverte de la chlorpromazine, de la neurotransmission, le développement des techniques d'imagerie fonctionnelle et de celles du génie moléculaire vont modifier profondément cet état de choses. en effet, alors que le projet naturaliste avait pour principal problème le manque de données reproductibles, depuis 1950, le problème est inverse : comment intégrer l'ensemble des données afin de leur donner une unité. l'enjeu de ce travail sera donc de s'interroger sur les méthodes et les concepts utilisés par les scientifiques pour unifier ces données mais aussi pour les produire. il faudra alors examiner différents niveaux : biologique, génétique, neurocognitifs. a ce niveau, c'est principalement la question de la modélisation qu'il s'agira d'interroger. mais plus profondément, cette réflexion devra porter sur la portée du projet naturaliste en psychiatrie. quel est son but? parvient-elle à toucher les cœur de la schizophrénie et à l'expliquer ou en reste-t-elle seulement à des approches prédictives permettant le développement de nouvelles thérapeutiques? dans le second cas, la schizophrénie comme expérience d'un sujet garderait alors tout son mystère...


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