Le sujet d'un art non-anthropocentrique

par Zoe Stillpass

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Eric Michaud.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 15-12-2009 .


  • Résumé

    L'esthétique relationnelle est un terme inventé par le commissaire d'exposition et critique d'art nicolas bourriaud pour décrire les tendances des pratiques d'un groupe d'artistes au début des années 90. adoptée par des commissaires et collectionneurs, l'esthétique relationnelle a été systématiquement dénigrée par l'establishment critique qui l'accusait d'être pleine de bons sentiments sans impacts politiques ou effet durable. ce travail est souvent considéré comme un regain du projet de fusionner l'art avec la vie ; il a été critiqué ou félicité selon une évaluation de son succès à réaliser ce but. en revanche, il a été déprécié d'avoir tenté d'un tel projet qui manque d'ambition critique. je soutiendrai que c'est une erreur d'aborder ces œuvres comme une tentative d'unir l'art et la vie. je voudrais montrer qu'en effet, les artistes à l'étude ne s'intéressent pas à découvrir et à inculper la structure de pouvoir dominante. leurs œuvres ne présupposent pas de situation sociale afin de la résoudre. les projets de l'esthétique relationnelle n'essayent pas, par exemple, d'analyser et de révéler le mécanisme de la société de consommation. je voudrais montrer que l'esthétique relationnelle cherche à desserrer les coordonnés qui fixent les identités et les rapports entre l'artiste, le spectateur et le médium. ils essayent ainsi de développer des réseaux non linéaires entre la production et la réception dans le but de créer des formes dynamiques. j'évaluerai l'esthétique relationnelle selon la viabilité de ce projet.


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