Réception de la littérature française en Iran depuis la révolution islamique en 1979

par Massoud Salari

Projet de thèse en Lettres modernes

Sous la direction de Jacques Poirier.

Thèses en préparation à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) depuis le 18-01-2008 .


  • Résumé

    Compte tenu de la grande quantité des oeuvres françaises qui sont chaque année traduites en persan, une étude analytique et synthétique de la réception des lettres françaises par les lecteurs iraniens semble aujourd'hui "nécessaire" et "originale". "Nécessaire", car n'ayant pas accès à leurs lecteurs dans le monde entier, tous les créateurs d'œuvres littéraires d'expression française ignorent souvent leur réputation en dehors de leurs frontières, notamment dans les pays en développement (comme l'Iran) aussi bien sur le plan économique que socioculturel, bien qu'ils aient aujourd'hui à leur disposition les moyens modernes de communication. Pour leur part, les institutions culturelles et les centres de recherches universitaires français (comme partout dans le monde) se trouvent toujours face à un besoin crucial en informations sur le niveau de l'influence de la culture et de la littérature de leur pays, ce qui leur sert de base de données et d'éléments de critère pour leurs projets de recherches, de programmation et de planification. "Original", car à ma connaissance, aucune recherche complète n'a été faite sur le public de la littérature française en Iran, malgré le grand succès et la croissante popularité en ce pays de la pensée française dans le contexte littéraire. J'envisage de me limiter aux traductions car l'accès aux innombrables cas de présentation des lettres modernes françaises est presque impossible surtout en Iran. (Pensez entre autres à tous les colloques, les séances de discours, les mises en scène des pièces de théâtre, etc.). Donc, je préfère travailler essentiellement sur les présentations littéraires sous forme de traduction. Cela me semble faisable surtout grâce à l'accessibilité (pour moi) de beaucoup de traducteurs et d'éditeurs iraniens. Le terme "réception (de la littérature française)" me paraît convenable car j'envisage de mener une étude notamment sur les auteurs français ayant le plus de succès chez le public iranien. Je ne vais pas présenter un répertoire des oeuvres et des auteurs, ce qui serait un travail fastidieux par rapport au résultat qu l'on puisse en tirer, mais en donnant des chiffres auxquels j'ai l'accès et qui me semblent utiles, j'essaierai de présenter d'ores et déjà une image du public iranien de la littérature française. Vu la grande diversité des auteurs français traduits en persan (depuis 1979, l'année de la Révolution islamique en Iran que je considère comme un point de repère et dont j'expliquerai les raisons), j'envisage également de me concentrer sur ceux ayant le plus de succès. Pour donner un exemple, je pourrais vous parler des cas de Milan KUNDERA et de Marguerite DURAS qui font partie des écrivains français les plus traduits en persan et lus en Iran dans toute l'histoire de la présence des lettres françaises dans ce pays. Ma recherche sera entre autres une étude du succès de tels écrivains en Iran, et tentera de répondre à de nombreuses questions à ce sujet comme par exemple celle-ci: "Etant donné que KUNDERA est un écrivain français d'origine tchèque, pourquoi toutes ses oeuvres sont traduites de l'anglais en persan?" Bien que ce sujet de thèse soit issu de mes longues réflexions et discussions avec des professeurs de littérature, il serait changé dans les détails au cours de la rédaction, comme ce qui est généralement le cas pour tout sujet de thèse proposé.


  • Pas de résumé disponible.