Les mouvements de mars 1991 au mali et la transition democratique.

par Oumar baba Samoura

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Yves Roucaute.

Thèses en préparation à Paris 10 depuis le 01-01-2008 .


  • Résumé

    Sans 'mémoire', nous consacrerions la vraie fin de l'histoire et, par elle, la fin de la civilisation, notre civilisation, la civilisation de l'humanité. mars 91. que de souvenirs évoquent ces mots ! contestation, grève, barricade, cassure, révolte. temps de respect, de la remise en cause d'une mentalité, de la tradition, de l'oppression, de l'ordre social d'une société, la société malienne ! cette période est marquée par le refus d'une logique de société et par la remise en cause des rôles sociaux, qui s'expriment dans des révoltes et des luttes traversant le mali dans sa profondeur. les 'évènements de mars 1991' sont évidemment le moment fort de cette période d'historique, mais la focalisation sur le 'joli mars' tend masquer l'ampleur et l'extension d'un mouvement de contestation qui a profondément transformer les mentalités et la structuration de la société. les étudiants et les élèves se soulèvent contre l'emprise sociale et surtout contre la manipulation culturelle, ils réagissent à la crise en proclamant l'anti-société. en fait, ils déclenchent de nouvelles luttes sociales. mélange confus de conflit et de crise qui abouti à une issue politique immédiate, celle de la 'démocratie'. l'enjeu de la lutte est le contrôle du pouvoir de décider, d'influencer, de manipuler et non plus seulement celui de l'appropriation du profit, de l'oppression, mais celui de l'introduction du 'multipartisme', telle est la nature du conflit qui se révèle en mars 1991 au mali. mais la définir ne suffit pas à comprendre la nature du mouvement lui-même. car cette société programmée, gérée par les 'technocrates démagogues', n'est au mali ni complètement formée ni débarrassée du legs des sociétés antérieurs. l'objectif de ce travail n'est pas d'apporter une pierre supplémentaire à l'immense édifice des fausses représentations de mars 91 mais plutôt d'aller au delà des ragots et quiproquos des évènements, de contribuer à la construction de la mémoire collective à travers des techniques et des éléments sociologiques. mon analyse sera donc critique, car elle ne se limitera pas au discours populiste et général, mais s'efforcera de séparer les sens que l'évènement a mêlé afin d'avoir un raisonnement scientifique et empirique.


  • Pas de résumé disponible.