Aux sources latines de la théorie de la traduction - le glissement historique d'un triple paradigme de l'écriture traduisante

par Anna Svenbro

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Jean Seidengart.

Thèses en préparation à Paris 10 depuis le 01-10-2007 .


  • Résumé

    La traduction a beau être une pratique universelle et ancienne, elle n'est pourtant pas née de rien. c'est surtout à rome, qui se définit d'emblée comme redevable de l'altérité grecque, que l'on trouve les premiers éléments d'une théorie de la traduction. pourtant, est-on à cette époque face aux mêmes injonctions qui façonnent la pratique actuelle du traducteur de profession : respect des délais, fidélité, respect non moins scrupuleux du destinataire, << invisiblité >>, abnégation, patience...? la conception romaine de la traduction paraît bien éloignée de notre sensibilité actuelle, et donne trop libre cours à la subjectivité du traducteur pour que nous lui fassions crédit. en disparaissant, ou du moins en s'atténuant fortement à la fin de l'antiquité, elle sacralise la lettre du texte à traduire et donne naissance à la figure ô combien actuelle du traducteur soumis à des règles fixées objectivement, en lutte contre lui-même et le domaine public qui peut désormais le sanctionner. c'est à cette époque que se nouent les prémisses de la conception moderne de la tâche et de la condition du traducteur. c'est également ici que surgissent les affres du traducteur moderne. il doit être désormais << fidèle interprète >>... mais à quoi et à qui ? a l'esprit, à la lettre ? a la forme, la signification, au signe ? a la dimension pragmatique, sémantique, ou bien syntactique du discours ? le choix est déchirant et, alors que la transmission de la culture antique connaît une crise, la voix du traducteur s'endeuille.


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