L'incommunicabilité et la crise du dialogue dans les œuvres dramatiques de samuel beckett

par Morvarid Rahbari

Projet de thèse en Études théâtrales

Sous la direction de Joseph Danan.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) depuis le 05-01-2011 .


  • Résumé

    La dramaturgie de samuel beckett domine celle du théâtre du vingtième siècle. avec ses deux pièces,'en attendant godot' et 'fin de partie', il nous présente des scènes de la vie quotidienne de l'homme. les personnages de beckett sont liés par une habitude et par un besoin de communication. ces deux pièces nous démontrent successivement la pensée de beckett influencée par l'univers où apparaît la dualité de l'absence de communication et la nécessité de communiquer ainsi que le besoin de continuer la vie dans un monde vide de sens. chez beckett ,les voix les plus discordantes profilent en lui ,le personnage beckettien s'enfonce dans un silence irrémédiable,un silence qui ne serait ni le tragique ,ni la dérision du tragique ,mais plutôt son absence. la répétition, le facteur qui permet à la langue de s'établir comme code,est employée par beckett comme moyens par lequel elle peut être niée comme système des concepts définis. le silence casse la continuité des mots et donne la signification dans sa totalité.le silence dans les jeux de samuel beckett encadre efficacement les limites qu' une assistance pourrait adopter afin de les comprendre :la signification est communiquée par les intervalles entre les mots.dans le dialogue de didi et gogo au sujet des voix mortes le silence est distribué, pulvérisant l'échange dans des fragments de l'interférence.les voix mortes sont entendues à l'intérieur de leur parler de silence, des rêves et des espoirs ; la présence est de nouveau proportionnée à l'absence. le langage de beckett en effet se définit dans toute l'oeuvre comme une entité spécifique, et non plus seulement comme moyen d'échange.il n'établit entre les acteurs qu'une communication dérisoire : 'ceci devient vraiment insignifiant-pas encore assez !' pas plus qu'ils n'ont la possibilité de changer la vie,de faire déboucher l'attente,les personnages de ce théâtre n'ont ' droit au silence'.mais le langage qu'ils emploient fait le procès de l'impuissance du langage,et en témoigne. témoigne,comme les gestes de la pantomime, de cette néantisation de l'homme dans un absurde irrémédiable, contre lequel il use de ces remèdes sans pouvoir : agir, parler1. beckett, grâce à l'écriture minimale, laconique, avec un masque d'humour, attirant par le silence, incarne la question en principe dans sa mentalité, plus que tout autre écrivain, la souffrance de l'homme moderne perdu dans un monde déserté par dieu et le sens. c'est dans cette condition que ces deux pièces avec les personnages désarticulés, ne cessent d'échanger des propos à la fois dérisoires et douloureux. le malheur de l'homme devient la substance de ces pièces tragiques où le corps et le langage tendent à se séparer.


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