Les misogynies dans la littérature française du xixeme siècle.

par Morgan-alexandre Rouas

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de André Guyaux.

Thèses en préparation à Paris 4 depuis le 03-12-2010 .


  • Résumé

    L'idée est presque convenue, le xixème siècle est misogyne. les arts et les sciences s'accordent sur l'inégalité des sexes. la femme peut être à la fois monstre terrifiant et sotte ingénue. elle est double, triple, multiple en tous cas, et jamais l'égale de l'homme. les relations des hommes et des femmes ne semblent alors être qu'une guerre constante, tenant presque du génocide si l'on écoute certains auteurs. la critique littéraire du xxème siècle asserte cette misogynie patente du xixème siècle. la sociologie va dans le même sens. il serait donc tentant de penser que le sujet de la misogynie a déjà été traité. pourtant, la femme est plus souvent au centre des études que ne l'est la misogynie. de fait, la misogynie apparaît de façon marginale ou partielle. son intérêt semble dévalué, si bien que la généralisation affecte sa définition. ainsi, la misogynie ne devrait pas être décrite comme un bloc hiératique. il y a sans doute autant d'œuvres, autant d'écrivains et autant de mouvements que de misogynies. l'étude thématique est en ce sens à exclure ou, du moins, à modérer. il s'agirait plutôt de passer d'un écrivain à l'autre, en cherchant les rupture, les continuités, les échos ou les prises de position. la variété de l'expression et de l'écriture misogyne pourra rendre compte de sa valeur. l'objectif n'est pas de réhabiliter les auteurs, mais de redonner force aux métaphores et aux symboles à travers une forme de parallaxe, pour ne plus voir la misogynie comme une écriture de haine et de passion seulement. la création peut en effet exiger des postures radicales, parfois plus artistique que philosophiques.


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