Entre chronique et littérature artistique : les mots pour dire la couleur entre xv et xvi siècles en italie.

par Mara Romanin

Projet de thèse en Études italiennes

Sous la direction de Corinne Lucas-Fiorato.

Thèses en préparation à Paris 3 depuis le 14-12-2009 .


  • Résumé

    A l'appui d'un corpus d'écrits puisant dans des genres différents (des chroniques urbaines relatant fêtes et cérémonies aux dialogues, traités, lettres, contrats d'artistes en passant par poèmes, poésies et comédies), cette recherche visera à établir de quelle manière les couleurs peuvent être mises en écriture à une époque où, dans la production artistique, s'impose une forte antinomie entre le dessin (qui s'impose à florence avec la création, en 1563, de l'accademia del disegno) et le coloris (qui domine à venise). si la forme dessinée dans les arts est reconnue, à partir du début du xvie siècle, comme faisant appel à des opérations intellectuelles, il n'en est pas de même de la couleur, fabriquée à partir de la matière, liée aux sens, donc sous-estimée car trop fortement ancrée dans la réalité sensible et souvent difficile à aborder de près sous forme d'énonciation verbale. cette approche philosophico-esthétique du coloris sera confrontée aux pratiques sociales en rapport avec une certaine utilisation concrète et technique des couleurs, en particulier la peinture, notamment dans le cadre des apparats festifs ou du collectionnisme. on examinera la manière dont ces deux approches se conjuguent ou se contredisent et comment elles tentent de traduire avec des mots la complexité de ce phénomène et la richesse de ses effets sur le public. dans les contextes vénète et vénitien de primauté de la couleur, comment les procédures du langage ont-elles rendu compte de la réalité sensible qui traverse les xve et xvi siècles ? c'est à partir de ce questionnement que nous analyserons le corpus choisi.


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