Du vieil hollywood à broadway : l'esthétique du décalage dans les comédies musicales et burlesques de blake edwards (1955-1999).

par Christophe Repplinger

Projet de thèse en Études anglophones

Sous la direction de Anne-Marie Paquet-Deyris.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 13-11-2009 .


  • Résumé

    La comédie est le lieu privilégié d'une double hésitation qui traverse l'œuvre de blake edwards : d'une part, le cinéaste évolue entre la nostalgie du vieil hollywood, auquel il n'adhère toutefois pas totalement et dont il refuse et détourne certaines conventions, et l'attirance pour le nouvel hollywood, dont il ne fera pourtant jamais partie ; d'autre part, ses comédies musicales, dont le genre n'est jamais totalement assumé, sont parasitées par des éléments de burlesque, alors que les comédies burlesques sont comme attirées par le genre musical. on se demandera donc si cette esthétique du décalage et du brouillage peut permettre d'expliquer à la fois sa longévité et son manque de reconnaissance, son style souvent qualifié de classique, voire démodé ou suranné, et ses pratiques très modernes. débutant au cinéma avec des comédies très conventionnelles, blake edwards se détache très vite des normes hollywoodiennes et finit par affirmer sa conception personnelle d'un mélange de comédie musicale et de comédie burlesque à un moment où les deux sont tombés en désuétude. cette ambivalence est à mettre en relation avec la question du mode de production et de la place ambiguë et décalée qu'occupe le réalisateur au sein du système hollywoodien, dont il finira par se détacher complètement pour se tourner vers le théâtre.


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