Humour et histoire : la caricature politique en espagne (1975-2006)

par Olivier Ruaud

Projet de thèse en Études romanes

Sous la direction de Florence Belmonte.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Langues, littératures, cultures, civilisations - ED 58 depuis le 14-10-2009 .


  • Résumé

    Cette maîtrise s'appuyait sur l'oeuvre des peintres valenciens rafael solbes (1940-1981), antonio valdes (1942) et à moindre mesure juan antonio toledo (1940), membres du groupe equipo cronica, héritier de leur ancêtre estampa popular de valencia, dont l'intitulé provocateur faisait (déjà) écho au partido popular fondé par manuel fraga iribarne. la maîtrise abordait en conséquence la problématique à peindre à deux mains et d'emprunter les codes textuels et picturaux pour mieux les adapter pour ne pas dire les déformer dans ce qu'on a bien voulu schématiser plus tard comme le pop art espagnol, en réaction aux postulats de l'informalisme. bien qu'on retrouve en effet la patte de warhol ou de lichtenstein dans ce traitement graphique figuratif faussement industriel, l'oeuvre d'equipo cronica se situe à une époque charnière de l'histoire espagnole, ce qui soulève bien des questions à l'heure de définir les emprunts picturaux. la maîtrise s'attachait donc en premier lieu à définir les inspirations picturales contemporaines tels que le dau al set ou le grupon portico pour aborder ensuite l'informalisme d'antonio saura puis l'aspect figuratif du réalisme dont eduardo arroyo sera un précurseur. une fois le contexte artistique défini, le travail abordait le contexte historique puis la formation même du groupe ainsi que sa spécificité picturale. celle-ci s'appuyant certes sur des peintures du siècle d'or mais également en grande partie sur la presse de l'époque, on ne pouvait passer sous silence les concepts littéraires, au contraire il s'avérait essentiel de s'interroger sur les notions d'intertextualité , de palimpseste défini par gérard genette, d'ironie à la jankélévitch, de l'emprunt, du pastiche et de ce qui plaçait ces dernières notions en marge du faux, le tout sur un support jouant et se jouant déjà de la polysémie étymologique du texte, support et réseau. le travail s'achevait enfin sur deux analyses d'oeuvres : el perro (1970), chien goyesque surdimensionné à la causticité mordante, et el intruso (1969) mettant en scène un héro de bande dessinée largement diffusée sous franco el guerrero del antifaz, responsable d'une tuerie dont la toile de fond n'est autre que le guernica de picasso.


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