Merlin et le monde animal. Enjeux littéraires et symboliques du bestiaire d'un personnage au : moyen-Age

par Lise Fuertes (Regnault)

Projet de thèse en Lettres modernes

Sous la direction de Jean-Marie Fritz.

Thèses en préparation à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) depuis le 21-10-2009 .


  • Résumé

    Pour explorer les liens entre Merlin et le monde animal dans la littérature arthurienne, notre travail s’articule autour d’une double problématique. Tout d’abord, il est nécessaire d’explorer la notion subjective de bestiaire d’un personnage et de tenter de lui donner une objectivité. En effet, traditionnellement, on parle plutôt du bestiaire d’une œuvre ou d’un auteur. Comment alors définir le bestiaire d’un personnage récurrent tel que Merlin ? En premier lieu, la question des limites de ce bestiaire s’impose. En second lieu, il paraît important de s’interroger sur la nature des espèces associées à Merlin et sur l’originalité éventuelle d’un « bestiaire merlinien ». Le deuxième axe de notre questionnement s’oriente sur les implications (ou les enjeux) du bestiaire dans la définition même du personnage. L’intitulé de notre sujet souligne déjà deux types de relations entre Merlin et le bestiaire : les relations « externes », avec les animaux, et les relations « internes », c’est-à-dire l’animalité intrinsèque du personnage. Les enjeux littéraires consistent d’abord à mettre au jour l’évolution du personnage dans sa vie diégétique, à travers ces deux aspects. Ensuite, comment le bestiaire discursif, celui des senefiances, des songes et des prophéties manifeste-t-il le rôle de Merlin poète ? Enfin, comment l’évolution de la figure de Merlin à travers le bestiaire reflète-t-elle la question de la création littéraire au Moyen Age, c’est-à-dire le passage essentiel du vers à la prose et le travail de l’écrivain médiéval, fait de reprises, de variations et de fidélités à des modèles ? A cet enjeu littéraire se rattache étroitement la dimension « symbolique » du bestiaire. Il nous faut déterminer ce que signifie réellement le bestiaire de Merlin, par une analyse sémiologique et culturelle, éventuellement comparative (iconographie, textes religieux). Dans ces perspectives, nous travaillons sur un corpus incluant les premières œuvres où apparaît Merlin (celles de Geoffroy de Monmouth), l’œuvre-pivot qu’est le Merlin de Robert de Boron, et les trois continuations de celui-ci, la Suite-Vulgate, la Suite-Post-Vulgate et le Livre d’Artus.


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