Rosario ferre. l'écriture de la reconstruction à porto rico.

par Blandine Robbe

Thèse de doctorat en Études hispano-américaines

Sous la direction de Daniel Vives.

Thèses en préparation à Rouen , dans le cadre de Histoire,mémoire,patrimoine,langage depuis le 07-11-2007 .


  • Résumé

    Rosario ferre définit l'écriture comme un mode de survie à l'absurdité de l'existence. elle est le fil d'ariane lui permettant de restaurer sa foi en elle-même et dans le monde. la parole est alors tout à la fois destructrice quand il s'agit de faire table rase de ce qui est corrompu et caduque ; et constructive quand il s'agit de jeter, simultanément, les nouvelles fondations d'un monde qui reste toujours à édifier. se construire soi-même en reconstruisant une réalité moins blessante pour le monde et la personne utopique qui habitent l'auteure. voilà comment rosario ferre définit son oeuvre : une oeuvre utile. car en détruisant et reconstruisant le monde, rosario ferre donne du sens à son existence, et apprend à accepter l'idée de sa propre mort. elle échappe, ainsi en écrivant, à la peur de la mort qui habite ceux qui n'ont pas vécu, et sont de ce fait, dans l'incapacité d'accepter leur dernière heure. ecrire permet à rosario ferre de donner du sens tout en s'abandonnant au plaisir de l'écriture comme expérience du sacré ; l'abandon de toute sa personne, de tout son être à la création littéraire. si son combat est celui d'une littérature portoricaine soucieuse de défendre l'identité des siens. son choix clairement formulé de ne pas s'adonner à la colère qui, selon elle, guida certainement ses premiers pas de conteuse, l'oppose quant à la forme et au choix des armes, à d'autres écrivains, qui comme julia de burgos laissent éclater une violence dont rosario ferre se détache chaque fois d'avantage, au fil des oeuvres.


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