Marianne et jeanne d'arc, rivalité, contigüité, substitution, deux symboliques féminines de la france de la 3ème république à la libération

par Yann Rigolet

Projet de thèse en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Jean Garrigues.

Thèses en préparation à Orléans depuis le 24-01-2007 .


  • Résumé

    Lors des bouffées de fièvres hexagonales et pendant de nombreuses guerres franco-françaises opposant courants progressistes et mouvements nationalistes, se dresse souvent face à marianne, déité féminine et allégorie républicaine par excellence, une autre déité, jeanne d'arc, figure combative et véhémente, véritable incarnation d'un contre-culte nationaliste, qui, ayant comme elle la capacité émotionnelle de son sexe, a de surcroît l'avantage d'avoir existé. pourtant, au-delà de cette rivalité et des nombreux exemples qui la traduisent, peut-on également considérer marianne et jeanne d'arc comme sœurs, comme les deux faces de la même pièce ''france'' ? y a-t'il toujours véritablement eu cette opposition de rigueur ? peut-on les associer et si oui, quels sont les exemples d'une utilisation simultanée ? quelles sont ces périodes où certains se risquent à l'alliance des deux figures, voire à la substitution ? marianne et jeanne d'arc peuvent-elles revêtir les mêmes attributs ? qu'en est-il aujourd'hui de la pérennité conjointe de ces deux figures féminines ? exercent-elles toujours quelque fascination ? que révèle leur utilisation dans la place que peut prendre l'image féminine dans le discours politique français et, a fortiori, dans la société ? finalement, l'homme providentiel, dont chaque nation attends toujours aujourd'hui la venue, peut-il, comme à l'époque de la gloire du souvenir de jeanne d'arc ou comme au temps de l'incarnation de la liberté en marianne, être en réalité une femme ?


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