Apprentissage et pratique des langues francaise et italienne dans l'angleterre des tudors et des stuarts (1480-1650)

par Robert Palmaccio

Projet de thèse en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Jean Boutier.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 01-12-2010 .


  • Résumé

    Par cette thèse, il s'agira d'écrire une histoire de la pratique sociale et culturelle des langues romanes suivantes : le français, l'italien et enfin l'espagnol. par le terme 'pratique', j'entends toutes les usages possibles d'une langue : de la phase d'apprentissage de celle-ci, des opérations de traduction, des emprunts que l'on considérait alors comme des 'hard words', des publications en ces langues sous les presses londoniennes, de la découverte de la culture étrangère, aux différentes situations sociolinguistiques où l'on privilégie son usage à celle de la langue vernaculaire, que ce soit à la cour, au marché, dans les tribunaux ou les ports... je m'intéresserai également aux acteurs de ce transfert culturel, c'est-à-dire aux praticiens quotidiens des langues romanes : ceux qui les enseignent, que ce soit en tant que précepteurs ou bien dans des structures similaires aux 'grammar schools', ceux qui les traduisent, ceux qui plaident dans les tribunaux, qui négocient dans les marchés ou bien tout simplement conversent à la cour et se cultivent en lisant en langue originale. par ce prisme d'analyse, nous sommes donc amenés à étudier comment les anglais de l'époque moderne se représentaient l'étranger et sa culture. nous assistons donc à un moment d'acculturation. a travers l'usage de ces langues dans ses propres instances judiciaires, quel sens cela a-t-il réellement? quelle idée de la justice et de la noblesse il y a-t-il derrière l'usage d'une langue non vernaculaire comme langue du droit ou de cour?


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