Représentation et signification de l'arbre dans le monde romain : conceptions religieuses, cultes et société

par Françoise Mace (Perrin)

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Javier Arce et de Dominique Briquel.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-10-2010 .


  • Résumé

    Dès le xix° siècle des auteurs comme o. kern ou theodor klauser se sont attachés à étudier l'arbre sacré. plus récemment, des historiens et des archéologues, p. grimal, j. scheid, et bien d'autres ont cherché à circonscrire les dimensions mythiques, cultuelles et sociales des bois sacrés. une autre voie de recherche rend encore compte de la création et des évolutions des paysages sacro-idylliques, des peintures pompéiennes ou des jardins romains dans leurs dimensions symboliques et artistiques. encore, les rapports étroits qu'entretenait l'iconographie avec le culte impérial et triomphal.la mise en parallèle de ces orientations pourrait faire émerger des oppositions, liens, influence réciproque dans la représentation fonctionnelle et plastique des arbres.les conceptions religieuses romaines, leurs applications rituelles et la place de l'arbre dans la société semblent être les trois directions principales pour ces mises en série. les mythes furent une des justifications de l'élaboration des idées religieuses et des cultes rendus aux divinités comme de leurs pratiques. pline l'ancien fait remonter le temple à la forêt archaïque, résidence de la divinité et attribut des divinités. les arbres entretenaient aussi avec des divinités sylvestres « italiques » principalement oraculaires, comme aius locutius, faunus ou silvain, des liens encore difficiles à appréhender. les arbres dans les mythes ont servi de cadre aux argumentaires historique et politique de la construction de l'épopée de rome depuis enée, de l'étaiement de la politique impériale et triomphale et de l'élaboration d'un affichage propagandiste. certains mythes de l'épopée homérique de héroïsation des arbres ont servi de prétexte au développement du culte de la personnalité augustéenne. avant de devenir colonne ou arc, le trophée fut un tronc de bois, signal de la victoire de rome et de son maître. enfin, les arbres ont pris place au sein de la domus, dans les représentations picturales et des reliefs des paysages sacro-idylliques et des jardins l'arbre dans la société romaine a su recréer, réinterpréter et réorganiser les mythes, les conceptions, les principes religieux et politiques étrangers notamment grecs pour en faire un puissant moyen de montrer la puissance de la société romaine augustéenne et impériale


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