Les trois pôles du cinéma iranien : les enjeux d’une triangulation tissée (1979-2013)

par Parisa Pajoohandeh

Projet de thèse en Études cinématographiques et audiovisuel

Sous la direction de Kristian Feigelson.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Arts & médias (2009-2015 ; Paris) , en partenariat avec Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) depuis le 23-11-2010 .


  • Résumé

    Le problématique de cette thèse concerne l’industrie cinématographique son impact sur la la société post-révolutionnaire iranienne, en étudiant le rôle du cinéma dans les changements intervenus depuis 1979 en Iran comme ailleurs. Cette thèse présente trois pôles différenciés du cinéma iranien, celui du cinéma officiel, celui du cinéma en exil et enfin le cinéma alternatif, contribuant à construire l’identité du cinéma iranien dans son ensemble. La thèse permettra de questionner le statut de l’image animée et l’iconographie dans l’islam chiite, son rôle dans un cinéma pré-révolutionnaire. Puis, la thèse analyse des événements clés : la révolution de 1979, le phénomène de l’islamisation massive de la société et la foction du cinéma dans ce contexte, l’impact de la guerre Iran-Irak, le rôle du marché noir, la construction d’une nouvelle identité grâce aussi à un cinéma iranien considéré comme « cinéma islamique », l’évolution de tous les autres services audiovisuels, y compris l’IRIB (la télévision iranienne) et des institutions comme le Centre Artistique et la Maison du cinéma. On assiste à une triangulation focalisée sur deux périodes historiques importantes post-révolutionnaire : la période réformiste de Khatami (1997-2005) et celle ultra-conservatrice d’Ahmadinejad (2005-2013), en traitant l’impact des deux périodes sur l’industrie cinématographique grâce à une étude thématique et comparative des productions filmiques de chaque époque. Cette recherche est nourrie par une enquête de terrain en appoint et des entretiens avec certains réalisateurs de cette période. La question du social devient peu à peu un thème majeur dans les thématiques de fiction traités de manière souvent critiques par le cinéma iranien. Il s’agit aussi de comprendre la part d’autonomie acquise des artistes iraniens pour mener à bien leurs projets cinématographiques, dans le cadre d’une politique culturelle d’Etat autoritaire. Dans la deuxième partie au cinéma en exil, cette thèse aborde différentes pratiques culturelles depuis la révolution de 1979 de cinéastes, d’acteurs etc…dans l’immigration. Il s’agit d’étudier ici des éléments comme la nostalgie, l’intégration, la langue et les contraintes économiques pesant sur les productions cinématographiques en exil. Dans la dernière partie, cette thèse s'interroge sur la circulation des films avec l’émergence de nouvelles technologies, le rôle des réseaux sociaux et leurs impacts sur la société iranienne après 2009. Il s’agit de comprendre l’évolution de l'industrie cinématographique dans un contexte aujourd’hui de globalisation des médias en s’interrogeant sur la fonction des médias iraniens en exil, des nouvelles chaînes paraboliques et du rôle marché des festivals internationaux, permettant aujourd’hui de donner une visibilité nouvelle au cinéma iranien.

  • Titre traduit

    Three cinematic poles of Iranian cinema: A woven triangulation from 1979 to 2013


  • Résumé

    The problematic of this thesis based on cinema industry and how it’s influence on Iranian post-revolutionary society by studying the status of cinema industry in all changes that taken place since 1979 in Iranlike anywhere else. This research presents three different branches of Iranian cinema which generate the Iranian cinema identity in general by; Official cinema, Exilic cinema & Alternative cinema. This thesis will question the status of animated image and iconography in Shiite Islam and it’s role in prerevolutionary cinema. Then, the thesis analyzes the key events such as the 1979revolution, massive Islamisation of society and cinema segments, th impact of Iran-Iraq war, the black market, new identity of Iranian cinema “Islamic cinema”, the evolution of different sector of audio-visual services like IRIB (Iranian TV broadcast), Artistic Centre, House of Cinema. The triangulation focused on two important political period post-revolutionary; reformist Khatami (1997-2005) and Ultra-conservative Ahmadinejad (2005-2013) and the impacts of these periods on evolution of Iranian film industry with the comparative film analysing (one of each period) and nourishing by interview with filmmakers. The social issue is gradually becoming a major topic in the feature film which are ooften criticized by Iranian cinema. Also to understand the autonomy acquired by the artists to carry out their cinematographic project under an authoritarian state cultural policy. In the second part due to Cinema in exile, this thesis deals with various cultural practice since the 1979 of filmmakers, actors etc… It is also study elements such as nostologia, integration, language economic constraints on film productions in exile. The last part focusing on film circulation with the emergence of new technologies, the role of social networks and their impact on Iranian society after 2009. Also, the evolution of social media in the context of globalization of media by questioning the function of Iranian media in exile, satellite channels and the role of international film festivals market, allow us today to give a new visibility to Iranian cinema.