Images de la propriete et conceptualisation juridique et politique de la democratie liberale a la crise de l'etat keynesien.

par Mario Piccinini

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Bruno Karsenti.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 23-10-2009 .


  • Résumé

    Le but de cette recherche est l'analyse des figures discursives et conceptuelles de la propriété à partir de l'épuisement du paradigme ‘classique' du contractualisme. au moment où le retour de la propriété devient une constante dans les rhétoriques de la fin du xxe siècle il parait nécessaire d'avancer des doutes sur les modalités de mise en œuvre de cette catégorie conceptuelle. au cours du xixe siècle, la propriété est devenue de quelque façon muette : autrefois lieu originaire de la sphère privée, source politique de la dépolitisation, elle n'est désormais qu'une prémisse sociale. la question propriétaire devient ainsi une question sociale. dans les dernières narrations du siècle les schémas de la différenciation propriétaire peuvent se présenter encore sans référence à la figure du travail, ou recourir à un ‘image mercantile de la coopération productive, comme dans la jurisprudence historique de h. s. maine et dans la sociologie de h. spencer. au fur et à mesure que l'image qui guide la composition de la société s'évanouit, dans les stratégies de légitimation sociale la propriété-fondation cède le pas à la propriété-fiction. c'est la saison théorique de l'entrepreneur et de l'écart entre propriété et appropriation. la médiation libérale de la démocratie prend les formes du dépassement du court-circuit entre égalitarisme des droits, théorie du consentement et travail comme titre propriétaire. enfin les expériences des sociétés postrévolutionnaires du xxe siècle – avec ce terme on désigne l'ensemble des réalités étatiques et institutionnelles qui ont vu le jour après la rupture politique d'octobre 1917, donc le socialisme et l'etat keynésien – peuvent trouver leur emblème dans la formule : ‘gouverner la propriété'.


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