La fonction sociale des acteurs juridiques « professionnels » aux marges des villes du Sud : cas de Guayaquil, Equateur

par Mathias Pecot

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Véronique Champeil-Desplats.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École Doctorale de Droit et de Science Politique (Nanterre) , en partenariat avec Centre de théorie et d'analyse du droit (Université Paris Nanterre) (laboratoire) depuis le 28-09-2009 .


  • Résumé

    La réflexion proposée prend forme à partir d’un projet de vie établi entre l’Equateur et la France. La thèse interroge les conditions de conduite du travail juridique dans l’orbite du phénomène de territorialisation des ‘établissements humains informels’ -asentamientos urbanos informales- de Guayaquil, ailleurs connus comme ‘slums’ ou ‘taudis’. La mise en cause de l’incidence économique, sociale, culturelle ou environnementale des usages et pratiques professionnelles du droit sur la ville en devenir, l’évocation d’une dimension éventuellement marginalisante, discriminatoire ou traumatique du travail juridique depuis la perspective des ‘usagers’ ou des ‘administrés’, paraissent troublantes au premier abord. Inscrits dans un mouvement d’itération constante entre l’observation participante et la théorie de l’agir juridique, les travaux entreprennent de poser les jalons épistémologiques et méthodologiques pour un travail de situation de l’agir juridique aux portes de la ville Sud. La lecture renouvelée de la contextualité urbaine marginale et le développement d’instruments de cartographie de la fonction sociale du juriste ‘en situation’ constituent les principaux résultats de l’investigation. Les développements coïncident, par ailleurs et d’une manière générale, avec l’investiture du gouvernement de la « Révolution citoyenne » -Revolucion ciudadana-. Ils offrent, dès lors et chemin faisant, un aperçu « vu d’en bas » sur le devenir des réformes traversant le pays aux lendemains de l’adoption de la Constitution du « Buen vivir ».

  • Titre traduit

    The social function of legal “professional” actors in city margins of the South : the case of Guayaquil, Ecuador


  • Résumé

    The investigation is building upon a life project established between Ecuador and France. The doctoral thesis questions social legal work’s conditions in the ambit of Guayaquil’s informal human settlements’ territorialization -elsewhere known as “slums” or “taudis”-. The mention of economic, social, cultural or environnemental’s downfalls associated to legal practices’ development in forthcoming cities, the pointing out of ongoing discriminations, marginalization and traumas caused by legal malpractices does create, at first glimpse, an awkward feeling among the legal development practitioners’ community. Through a continued iteration between participative observation, fieldworks and legal endeavor’s theory, the doctoral thesis develops epistemological and methodological backgrounds in order to better situate legal work in city peripheries of the South. Means to renew our understandings of marginal urban contexts, on the one hand, and to reevaluate the social function of legal practices, on the other, are the principal outcomes of our research work. The fieldwork coincided, otherwise, with the investiture of the “Revolucion ciudadana government”. Hence, the thesis does offer some bottom-up insights on the becomings of legal and political reforms in the aftermaths of the “Buen vivir” Ecuadorian Constitution’adoption.