Un évêché languedocien dans son environnement institutionnel : nîmes (1215-1334)

par Gaëtan Pierrard

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Daniel Le Blévec.

Thèses en préparation à Montpellier 3 , dans le cadre de Langues, littératures, cultures, civilisations - ED 58 depuis le 12-09-2007 .


  • Résumé

    L’évêché languedocien de Nîmes, sans doute fondé à la fin du IVe siècle, s’étendait sur un territoire recouvrant, outre le département actuel du Gard, une assez grande partie du département de l’Hérault. En 419, on en détacha le diocèse d’Uzès, puis il dut céder une partie de son territoire pour la formation des diocèses de Maguelone et de Lodève. En 798, il s’augmenta du petit diocèse d’Arisitium qui, démembré de l’évêché d’Uzès en 526, lui revint alors comme une compensation. L’examen de l’historiographie relative au cadre institutionnel de ce diocèse fait apparaître un contraste évident entre ce que l’on appelle habituellement le Haut Moyen Âge et la période choisie pour cette étude, 1215-1334. Retracer l’histoire du diocèse de Nîmes, à la lumière des recherches récentes sur l’histoire de l’institution ecclésiale au Moyen Âge, permet de renouveler des perspectives traditionnelles jusque là communément admises. D’autant que, peu de travaux, jusqu’à présent, ont pu mesurer l’importance réelle, le rôle et l’action des milieux ecclésiastiques, et plus précisément ceux de l’entourage épiscopal. Cette étude n’a pas l’ambition d’aborder l’histoire d’une circonscription ecclésiastique en se limitant à dresser une série de portraits anecdotiques dont chaque membre du clergé serait un élément et un acteur. La présentation de l’épiscopat et du personnel canonial selon les principes de la prosopographie qui inspire les travaux actuels de l’équipe CNRS des Fasti Ecclesiae Gallicanae aura pour objectif de fournir des données d’ensemble, institutionnelles et politiques, qui témoignent sans doute de l’accroissement du prestige et de l’efficacité de l’épiscopat méridional, ou signalèrent simplement les causes de cette ascension. L’examen du droit temporel et spirituel du clergé nîmois au travers de son œuvre majeure, le Synodal de Nîmes, illustre la puissance à la fois politique et religieuse de l’institution épiscopale. A cet égard, ce travail ne passe pas sous silence certains événements régionaux et locaux qui ont donné au diocèse ses caractéristiques propres. Leur analyse amène le chercheur à repérer les décalages qu’ils présentent avec les phénomènes analogues en d’autres régions, proches ou lointaines. En ce qui concerne le plan religieux, deux faits principaux sont dégagé dans ce travail : les progrès de l’éducation du bas-clergé par leur évêque et l’accentuation du facteur juridique dans l’activité de ces prélats. Enfin, sur le plan de la politique d’ensemble, cette étude cherche à situer les positions qu’occupent les évêques et le haut clergé, entre le roi, le pape et la société laïque locale.

  • Titre traduit

    A diocese from the Languedoc in its institutional environment : nîmes (1215-1334)


  • Résumé

    The diocese from the Languedoc of Nimes, doubtless based in the end of the IVth century, extended over a vast territory recovering, besides the current department of the Gard, a rather big part of the department of the Hérault. In 419, we removed the diocese from it of Uzès, then he had to give up a part of his territory for the formation of the dioceses of Maguelone and Lodève. In 798, it increased in the small diocese of Arisitium which, dismembered by the diocese of Uzès in 526, returned to it then as a compensation. The examination of the historiography relative to the institutional executive of this diocese creates an evident contrast between what we usually call the Early Middle Ages and the period chosen as this study, on 1215-1334. To redraw the history of the diocese of Nimes, in the light of the recent researches on the history of the ecclesial institution in the Middle Ages, allows to renew traditional perspectives to their collectively admitted. As far as, few works, until now, were able to measure the real importance, the role and the action of the ecclesiastical circles, and more exactly those of the episcopal circle of acquaintances. This study has no ambition to approach the history of an ecclesiastical district by limiting to raise a series of trivial portraits every member of the clergy of which would be an element and an actor. The presentation of the episcopate and the canonical staff according to the principles of the prosopographie which inspires the current works of the team CNRS of Fasti Ecclesiae Gallicanae will have for objective to supply data of group, institutional and political, which doubtless show of the increase of the prestige and some efficiency of the Southern episcopate, or signalerent simply the causes of this ascent. The examination of the temporal and spiritual law of the clergy of Nimes through its major work, Synodal of Nimes, illustrate the power at the same time political and religious of the episcopal institution. In this respect, this work does not leave certain untold regional and local events which shaped the diocese. Analyzes them affable the reader to locate the gaps which they present with the similar phenomena in other regions, close or distant. As regards the religious plan, two main facts are loosened in this work : the progress of the education of the bottom-clergy by their bishops and the accentuation of the legal factor in the activity of these prelates. Finally, from the point of view of the politics of group, our study tried to place the positions which occupy the bishops and the upper clergy, between king, pope and the local laic society.