Risk management, de l'achat de garanties aux programmes d'assurances groupes : et si l'auto-assurance était l'avenir de l'assurance grands groupes ?

par Vincent de paul Ongono

Projet de thèse en Droit privé

Sous la direction de Didier Krajeski.

Thèses en préparation à Toulouse 1 depuis le 01-10-2008 .


  • Résumé

    La fonction de risk manager, faut-il le rappeler, représente de nos jours une double réalité. tantôt spécialiste des marchés financiers et donc de l'étude des risques inhérents aux placements financiers, tantôt spécialiste des risques aléatoires dans un entreprise industrielle ou commerciale, le risk manager est à « la croisée des chemins du risque ». le risk management dont il est question dans notre étude concerne les risques aléatoires dans les entreprises et groupes industriels et commerciaux. la protection de l'entreprise contre ces types risques recouvre trois réalités qui sont en fait plus calquées sur des attitudes individuelles. entre la conservation des risques par l'entreprise, leur transfert aux assureurs et réassureurs et les autres outils plus endogènes tels que la prévention ou la protection des sites, nous avons optés pour une solution intermédiaire et novatrice : l'auto assurance. « l'auto-assurance » est une technique qui tire son origine de la franchise, c'est-à-dire la conservation d'une part de risque par l'assuré. sauf qu'à la différence de la franchise traditionnelle, souvent imposée par l'assureur, pour faire supporter une partie du risque à l'assuré et lui faire prendre conscience de la nécessité de s'en prémunir, l'auto-assurance, elle se situe à mi chemin entre le « déni de risque » et la « thésaurisation du risque ». alors qu'aujourd'hui, elle apparaît comme un complément ou un « actionnaire minoritaire » du risque dans les entreprises, nous souhaitons, non seulement, démontrer qu'il est possible d'en faire l'élément central de la politique de risk management, mais en plus que l'auto-assurance est l'avenir de l'assurance grands groupes. il s'agit donc de dire qu'en usant d'autres modes de financement alternatif du risque tels que : le dispositif interne de mutualisation qui consiste à partager exclusivement la charge des sinistres entre les filiales ; la « finite » technique de financement à priori des pertes futures et d'autres dispositifs comme la « titrisation » et autres produits dérivés des marchés financiers; en utilisant ces techniques, il est possible pour un grand groupe de se passer des garanties proposées par le marché de l'assurance classique. nous souhaitons approfondir la connaissance de ces techniques pour mieux les mettre au service de la gestion des risques d'entreprise et pour démontrer que l'auto-assurance au travers des captives et autres outils dérivés est l'avenir de la couverture des risques d'entreprises particulièrement dans les grands groupes et les multinationales.


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