Bernard-marie koltès : écritures du récit

par Arnaud Maïsetti

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Christophe Bident.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 10-05-2011 .


  • Résumé

    L'œuvre de bernard-marie koltès a été jusqu'à présent surtout étudiée dans sa dimension dramaturgique : sont occultées dans ces études à la fois l'approche transgénérique (la part d'œuvres non-théâtrales est aussi importante que peu connue) et une réflexion sur ce qui fait l'unité de cette œuvre : un même souci de travailler le récit. l'auteur l'envisage en effet non comme une donnée mais comme un rapport possible (au langage, à l'espace, au temps, à la vie) : ce qui est contesté, c'est le récit comme ligne droite, construction transparente ; ce qui est porté comme coups répétés aux possibilités de l'histoire, c'est une discontinuité dynamique, une volonté ‘‘simple''de raconter le monde. en ce sens, il ne s'agira pas d'utiliser une construction déjà établie du récit pour examiner son adéquation avec les textes de koltès mais de trouver une conception propre du récit dans ses œuvres théâtrales, narratives et cinématographique, avant d'interroger ce qu'une telle conception implique en termes moins poétiques que plus généralement philosophiques, éthiques, politiques. car le récit n'est pas un constituant parmi d'autres de cette œuvre, mais cette forme même continuellement élaborée par l'écriture. dans une œuvre traversée par les mythes, les récits allégoriques, les utopies suspendues, écrite dans le miroitement des troubles d'un monde qui s'apprête à se penser comme fini, c'est également une réflexion sur la fin, les fins de l'histoire ou ces possibilités : parce qu'une histoire écrite n'a de sens que rapportée à l'histoire qui s'éprouve, dans les grandes secousses du monde comme dans les précipices intérieurs où elles se recueillent.


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