Entre l'enracinement et la mobilité : l'identité Rapanui contemporaine.

par Diego Muñoz Azocar

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Serge Tcherkézoff.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de Ecole doctorale de l'Ecole des hautes études en sciences sociales ED 286 depuis le 18-11-2010 .


  • Résumé

    Les sociétés dans l'Océan Pacifique sont caractérisées aujourd'hui pour les flux migratoires de personnes depuis de petites îles peu urbanisées vers les îles très urbanisées et pour les rapports que les insulaires émigrés maintiennent avec leur communauté d'origine (Toulleland et Gille 1999; Lockwood 2004). Centrant son analyse sur les liens des immigrés et leurs communautés d'origine, Epeli Hau'ofa (1993) identifie une nouvelle configuration des sociétés du Pacifique : les "communautés translocales". Cette recherche propose de considérer Rapa Nui comme le centre d'un réseau de connexions qui la lie au Chili continental et la Polynésie française. Nous essayerons de réinstaller Rapa Nui dans les dynamiques du Pacifique contemporain. Mais en centrant l'analyse sur les effets identitaire que les déplacements et l'installation hors de l'île de Pâques peuvent avoir. Nous nous demandons comment ces connexions peuvent influer sur l'identité insulaire contemporaine et de quelles manières les Rapanui pensent leur communauté dans ces déplacements? Nous considérons que la société Rapanui actuelle est composée de communautés territorialement dispersées qui, par leurs différentes formes d'articulation, configurent une notion de totalité sociale centrée sur l'Île de Pâques comme lieu d'enracinement. Nous pensons qu'entre les Rapanui les déplacements et l'installation en dehors de l'île ne représentent pas des sentiments de rupture avec la communauté d'origine, par contre, il pourrait y avoir une série d'obligations sociales qui configurent une notion de totalité.


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