Les entites collectives cosmopolites.

par Nicholas Milanese

Projet de thèse en Philosophie politique et juridique

Sous la direction de Vincent Descombes.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 21-11-2010 .


  • Résumé

    Le cosmopolitisme contemporain est déterminé en partie par la peur de l'ethno-nationalisme. l'histoire du nationalisme en europe est une des motivations principales pour défendre le cosmopolitisme. ce nationalisme définissait la nation par l'ethnicité. pour éviter les dérives de l'ethno-nationalisme, les cosmopolites essaient de définir une forme politique qui ne serait pas tentée par une radicalisation ethnique. mais ils oublient souvent l'histoire positive de la nation en tant que vecteur d'intégration et de construction de la solidarité, soulevée par durkheim ou mauss. ils oublient que la solidarité doit être construite à travers la création d'institutions et de pratiques communes. le cosmopolitisme contemporain sous-estime ou néglige la dimension créatrice, imaginative, qui doit accompagner la construction d'une société et est peut-être la vie sociale en soi : la dimension de 'world-making' dans le vocabulaire de arendt, ou 'l'institution imaginaire de la société' dans le vocabulaire de castoriadis. par conséquent le cosmopolitisme contemporain se réduit à la définition de règles régulatrices au niveau transnational. nier l'importance de la co-création d'institutions communes par un peuple ou un groupe, peut, dans le pire des cas, risquer de faire penser que les entités sociales sont définies par des forces extérieures à la société, telles que la similitude culturelle ou l'intérêt commun défini par le marché. le philosophe qui n'a pas de théorie de l'entité collective n'a pas des ressources pour s'opposer à une telle interprétation. pour repenser les bases de la vie en société dans l'optique et l'ambition cosmopolite il faut repenser ce qui est le sujet collectif politique.


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