Istanbul rive gauche : le mythe de beyoglu dans la prose turque contemporaine (1870-1980)

par Timour Muhidine

Thèse de doctorat en Études turques et centre-asiatiques

Sous la direction de Faruk Bilici.

Thèses en préparation à Paris, INALCO , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) depuis le 01-10-2010 .


  • Résumé

    Beyoglu s'érige en symbole de la grande ville moderne au cœur d'une capitale (istanbul) également caractérisée par une topographie et une architecture byzantine et ottomane. dès les débuts de la prose moderne, les romanciers et les nouvellistes comme ahmet midhat efendi s'attachent à décrire le paysage urbain, à y inscrire les émotions (là aussi modernes) de leurs personnages. mais c'est également grâce à une prise de distance du mythe parisien qui avait largement alimenté la production romanesque, que s'effectue la relecture de l'espace stambouliote, en particulier la partie occidentalisée très présente dans l'évocation des scènes urbaines entre 1923 et la fin des années 1970. outre le maillage complexe des rapports culturels entre france et turquie, s'imposent le rôle des acteurs marginaux, les bohèmes, et l'élaboration d'une langue littéraire adaptée à la prose courte (la nouvelle dite moderniste) de manière distincte du roman qui ne connaît pas encore - avant 1980 - son âge d'or. l'étude de la mise en place de cette langue spécifique permet de prendre la mesure du poids culturel et de la mythologie qu'incarne cette ville à part : une typologie des récits et l'analyse de l'assimilation de l'argot des quartiers francs permet de décrypter la double étrangeté qui aboutit à une seconde modernité de la prose, préparant la voie pour les auteurs d'après 1980, orhan pamuk en particulier.


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