La chine et le golfe de guinee : une configuration opaque d'acteurs varies.

par Salomon Mahotogui

Projet de thèse en Sciences économiques

Sous la direction de Thierry Pairault.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 17-11-2010 .


  • Résumé

    Pékin déploie une diplomatie, commerciale, très active à l'égard du continent africain, bousculant et redessinant peu à peu la carte des influences traditionnelles occidentales sur fond de lutte pour le contrôle des gisements pétroliers avérés ou potentiels. ainsi, depuis la fin des années 1990, les relations entre la chine et le continent africain se sont consolidées sur plusieurs aspects dont notamment l'aide au développement, les investissements directs, la coopération économique et technique, puis les échanges universitaires. par ailleurs, on peut élargir encore la perception de l'action africaine de la chine, qui est trop souvent lue au travers cette approche classique des relations internationales, centrée exclusivement sur les relations interétatiques. or la spécificité de la présence chinoise en afrique réside aussi dans la multiplicité des acteurs et des dynamiques en présence. car l'engagement de la chine en afrique a beaucoup retenu l'attention des observateurs occidentaux ces dernières années. les analyses restent souvent anecdotiques dans beaucoup de rapports mais tracent une véritable perspective africaine qui est celle des intérêts que les chinois ont pour les matières premières. ainsi, si fondamentalement, l'on se focalise sur la question pétrolière, on perd souvent de vue les autres enjeux commerciaux liés à la présence chinoise dans les pays du golfe de guinée. car, il est difficile de parler d'une stratégie chinoise en matière du pétrole cohérente, ou d'un acteur unitaire rationnel qui dirige l'activité. de par sa nature fragmentée des mécanismes décisionnaires et l'importance des acteurs industriels, il faudra distinguer les motivations des dirigeants politiques et ceux des compagnies pétrolières de la chine. michal meidan ne dira pas le contraire lorsqu'il affirme : 'la diplomatie pétrolière du pays [la chine] est donc le résultat d'une relation qui consiste à la fois à une interdépendance entre les deux [dirigeants politiques et les acteurs industriels], et à une émancipation croissante et ambiguë des compagnies pétrolières à l'égard du gouvernement'.


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