La voix incarnée : poétiques de la présence chez Charles Bukowski

par Irandokht Dina Moinzadeh

Projet de thèse en Littérature américaine

Sous la direction de Hélène Aji.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Centre de recherches anglophones (Nanterre) (laboratoire) depuis le 15-11-2010 .


  • Résumé

    Si Charles Bukowski n’a jamais énoncé de théorie présidant a son œuvre, ni fait de recherche métrique explicite, et ne s’est jamais réclamé d’une quelconque école littéraire, ce rejet de toute forme d’élitisme littéraire relève en réalité d’une poétique paradoxale, qui cherche à faire s’effondrer les barrières entre écriture et oralité, entre l’œuvre et le corps qui l’a produite, entre l’œuvre et la vie de son auteur. Une poétique de la présence est portée par une utopie où la frontière entre monde et langage disparait, pour remettre le corps du poète au centre du processus littéraire. L’écriture poétique refuse sa part d’absence, celle du corps et de la voix, celle du moment d’écriture, pour devenir presque performance. Il en résulte une transparence trompeuse, dont la clarté est si éblouissante que, plutôt que de l’exposer, elle dissimule sa profondeur entre les lignes du texte.

  • Titre traduit

    The embodied voice : charles Bukowski’s poetics of presence


  • Résumé

    If Charles Bukowski never formulated a theory presiding over his work, nor made explicit metrical research, and never claimed any literary school, this rejection of any form of literary elitism is, in fact, a paradoxical poetics, which seeks to break down the barriers between writing and orality, between the work and the body that produced it, between the work and the life of its author. A poetics of presence is carried by a utopia where the boundary between world and language disappears, to put the poet's body at the center of the literary process. The poetic writing refuses its share of absence, that of the body and the voice, that of the moment of writing, to become almost a performance. The result is a deceptive transparency, the clarity of which is so dazzling that, rather than exposing it, it conceals its depth between the lines of the text.