La gauche radicale face aux mutations affectant les ‘categories populaires'.

par Maëlle Moalic

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Érik Neveu et de Sylvie Ollitrault.

Thèses en préparation à Rennes 1 depuis le 01-10-2010 .


  • Résumé

    Avec les violences urbaines de l'automne 2005, un groupe social – les jeunes habitants des quartiers populaires – fait la une de l'actualité. les processus de fragmentation des classes populaires ont suscité des réflexions sociologiques tout comme les modifications affectant l'échelle des référents identitaires de ces groupes sociaux. nous souhaiterions étudier la prise en compte de ces mutations par la gauche radicale. notre parti pris théorique repose sur l'idée que les organisations partisanes doivent être saisies dans un environnement. les phénomènes de recomposition affectant un système partisan ne peuvent être appréhendés qu'en regard des transformations des univers dans lesquels ils se déclinent. les contraintes du jeu politique seront également étudiées à l'heure d'examiner les grilles de lecture du monde social et les mécanismes de (re)définition des publics-cibles au sein de cette frange du système partisan. les organisations de la gauche entendent représenter les catégories sociales dominées. longtemps, c'est le pcf qui a entendu se faire le porte-parole de la classe ouvrière et affirmer le rôle dirigeant de celle-ci dans la lutte des classes. aujourd'hui plusieurs organisations prétendent représenter les classes populaires ou certaines fractions de celles-ci. en quel sens les recompositions partisanes récentes (npa, pir) révèlent-elles de nouvelles appréhensions des catégories populaires au sein de la gauche radicale ? la prise en compte de l'hétérogénéité des catégories populaires peut s'exprimer par une appréhension différenciée des fractions d'un groupe social au sein d'un système partisan mais également au sein d'une même organisation.


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